La semaine dernière, j’ai fait une nomenclature de ce que nous réalisons déjà, comme Église verte, pour une vie plus saine. Ajoutons que, cette année le calendrier Carême/Pâques le permettant, nous avons participé à l’événement mondial « l’Heure de la Terre », en organisant un moment de réflexion et de partage à la chandelle, dans l’église, le dernier samedi de mars. Autre fait concret à souligner : plusieurs ne semblent pas au courant que la Fabrique prête gracieusement depuis des décennies une bonne parcelle de son terrain pour un jardin communautaire géré par la Ville. Vous avez aussi remarqué que notre espace vert autour de l’église est entretenu avec soin. Nous avons dû faire élaguer une grande partie de nos arbres, et même en faire couper plusieurs qui étaient gravement malades ou morts, mais déjà nous avons planté plusieurs jeunes arbres. Nous embellissons aussi notre environnement par la plantation d’annuelles et de vivaces en pleine terre ou dans des contenants. Tout cela contribue à oxygéner l’air mais aussi notre âme!
Si vous me demandiez à quoi je rêve : mettre des panneaux solaires sur le toit de l’église (côté Ouest), isoler davantage les murs et l’entretoît de notre église et du presbytère, rendre les fenêtres et portes plus étanches, installer un support à bicyclette devant l’église, favoriser le co-voiturage pour les messes, créer un véritable stationnement vert, etc. Mais certains projets coûtent cher et nous n’en n’avons pas vraiment les moyens pour le moment. Alors, nous y allons pas par pas, tout en étant vraiment fiers de ce qui a été accompli jusqu’à maintenant. Nous allons de l’avant et avons besoin de sentir que la communauté est derrière nous. Nous savons que les mentalités sont longues à changer : nous avons parfois la sensation de prêcher dans le désert, mais cela ne nous démobilise pas, au contraire. Nous constatons que plusieurs ne sont pas convaincus de l’importance d’être ‘Église verte’ et certains ne voient pas le lien entre le souci écologique et la religion. Mais pourtant, il ne s’agit pas d’un ‘loisir spirituel’; c’est vital et fondamental… Tout cela se vit à cause de la reconnaissance que la Terre est un cadeau du Créateur, qui nous a clairement confié la gérance de celle-ci. Cette dimension de notre foi s’avère de l’amour en actes. Il ne faut pas que ce ne soit le souci que d’une poignée de croyants. Nous avons tous une grave et réelle responsabilité, comme Chrétiens. La religion ne consiste pas seulement en prières, dévotions et rituels, mais en l’incarnation quotidienne des valeurs promues par celles-ci. N’oublions jamais que chaque petit geste compte, comme une pierre lancée dans le lac, pourtant si minuscule, mais qui produit des dizaines de ronds dans l’eau. Quand je lis le récit biblique de la multiplication des pains, j’y vois ma vie avec les choix que je fais, multipliés par la puissance divine. Ça me motive d’autant plus! Et quand je pense à nos enfants, nos jeunes, leur avenir… Agissons!
Alors oui, à tout le moins, au nom de notre Amour du Créateur et de sa Création, nous souhaitons être un exemple d’implication concrète et de mobilisation pour notre milieu. Être ‘Église verte’ commence par la ‘conversion’ de nos structures paroissiales, mais ne peut vivre à long terme que par l’engagement de chacune et chacun qui, déjà dans son propre milieu de vie, fait des efforts réels. Comme me disait récemment une jeune femme de la communauté : au fond, ce n’est pas la planète que nous voulons sauver; comme corps céleste, elle va s’auto-réguler (d’où les changements climatiques), s’adapter et s’équilibrer, trouver des moyens de se refroidir, etc.; elle va survivre sans aucun doute à tout ce qu’on lui a fait subir… Mais à quel prix? Ce sera peut-être aux dépends de toutes existences humaines et animales qui l’habitent… À moins que nous nous mobilisions tous sans plus attendre!