Développement et Paix, Secours aux lépreux, La Maison du Père, Les Petits Frères. Comme mes lunettes ont deux foyers, pour voir de près et de loin, je veux supporter des organismes d’aide ici et ailleurs. Je connais Développement et Paix depuis nombre d’années et m’y suis engagé en 1997, dans l’équipe de Repentigny, lieu de mon domicile d’alors. À Sainte-Maria depuis 12 ans.

Deux paroles soutiennent mon action : Isaïe 58, 7-10 : « Ne te dérobe pas à ton semblable. » (« Ne te détourne pas de celui qui est ton frère ».) Et Matthieu 25, 31-46 : « Ce que tu as fait au plus petit … »

C’est une façon d’être reconnaissant, car je me considère choyé : études, bon emploi et bons revenus, bonne santé, bon ménage, bonne retraite . . . . . . Qu’est-ce que j’ai fait pour « mériter » tout ça ??? Pas grand-chose ! C’est un joli cadeau. Merci.

Développement et Paix me permet d’ouvrir mes horizons, de me décentrer, de m’éveiller à la réalité de frères et sœurs du Sud. Je suis de la même race, de la même « humanitude », je n’ai pas le droit d’être heureux seul. Je peux changer quelque chose, à ma mesure, même si ce n’est pas beaucoup. Si chaque goutte d’eau se disait : « je ne vaux rien », la mer serait vide.

Je ne suis pas du type fonceur mais plutôt timide et réservé. La tentation d’abandonner est souvent présente… mais l’ardeur de notre pasteur m’aiguillonne et me redonne courage et force.

Ce qui est formidable c’est que je puisse apporter un mieux-vivre à des frères et sœurs lointains, un mieux-vivre essentiel à leur survie, sans que cela me coûte un bras! L’ouverture aux moins bien nantis, le souci des plus miséreux, fait partie intégralement de ma vocation de disciple de Jésus. Enfin, je tente de m’y brancher, de m’ajuster à son invitation.

Développement et Paix me permet, deux fois par année, de mettre ma foi en action parce que la foi en pensée et parole, c’est bien, mais le Seigneur demande du concret au service des frères et sœurs. La gloire de Dieu, on pourrait dire son bonheur, est que l’homme soit vivant, en plénitude, qu’il soit debout.

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Isaïe 58 …

Être répondant de D.P. en paroisse n’est pas une tâche si lourde… mais je ne suis pas « éternel » et de la relève serait appréciée, pour que notre communauté demeure solidaire en humanité.

Grand merci à notre pasteur qui nous tient éveillés, qui s’engage à plein, et pas seulement pour Développement et Paix.

Paix et Joie . . . Jean-Yves Brault