J’AI CONFIANCE EN TOI!


Le mois de juin. Le dernier de l’année pastorale, mais non le moindre. Pour un curé, il s’agit d’une période tout aussi occupée que le reste de l’année, ne serait-ce qu’en raison de la saison des mariages qui bat son plein, sans oublier les nombreux baptêmes, le temps estival favorisant les déplacements et les festivités extérieures. Il faut compter aussi les grandes fêtes liturgiques qui suivent le temps pascal, et des événements spéciaux comme l’onction des malades, les visites aux Résidences d’aînés, etc.
Mais ce que j’aime le plus de juin est le fait que nous soyons dans le mois consacré au Sacré-Cœur. Qui est-il, me demandent parfois les enfants? C’est Jésus, tout simplement. Il s’est présenté ainsi à l’humanité, à certaines périodes de l’histoire où l’on avait peut-être oublié que la foi chrétienne se veut d’abord et avant tout une affaire de cœur, une histoire d’amour. Nous avons une belle statue du Sacré-Cœur dans notre église, l’avez-vous remarquée? On y voit le cœur du Sauveur, surmonté d’une flamme : la passion de Dieu pour nous, le feu de l’Esprit, plus puissant que toutes les forces des ténèbres, des puissances de haine et de division. Dans certaines apparitions de Jésus, ce dernier a souhaité qu’on le reconnaisse ainsi : un océan de Miséricorde dans lequel nous sommes invités à nous plonger. Si souvent nous avons malheureusement déformé le message de l’Évangile au point que les gens ont eu peur de Dieu, se sont éloignés de Lui, de crainte d’être rejetés. Stratégie du Malin qui veut nous couper de la Source de la Guérison, du Pardon, et du Bonheur durable. Sans négliger, bien sûr, la participation de l’intelligence et de la volonté au cheminement chrétien, ne pas partir du cœur résulterait en une vie de foi stérile, asséchante, rigide et vidée de sa puissance. Nous l’avons tristement constaté au long des deux millénaires de l’histoire de l’Église : quand la foi ne se situe que dans l’intellectuel, sans descendre au cœur (siège des sentiments, des émotions et des motions de l’Esprit), elle ne porte que peu de fruits, n’attire point et s’étiole.
Quand nous prions le chapelet, aux messes de semaine, nous terminons toujours avec cette invocation : ‘Sacré-Cœur de Jésus, j’ai confiance en toi!’ Souhaitons que cela s’accomplisse réellement dans nos vies. Que cela soit vrai et vérifiable au quotidien. Et il me semble que j’entends Jésus nous répondre : ‘Moi aussi, j’ai confiance en vous, je crois en vous! Je vous en prie, ne vous découragez jamais. Ne restez pas centrés sur vos chutes, vos fautes, vos manquements. Regardez-moi, fixez votre regard sur ma Croix d’amour, et avancez, grandissez en sainteté. Vous réaliserez de plus grandes œuvres que les miennes sur la terre!’ Lors de chaque premier vendredi du mois, à l’heure sainte qui suit la messe, nous concluons fidèlement avec les déclarations du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque : promesses réconfortantes de bonheur, de paix, d’épanouissement. Affirmation qu’en suivant Jésus, nous participerons à la Victoire de son Amour, à l’avènement glorieux du Salut, du Règne de Dieu.
Mes parents adoptifs faisaient partie de la ‘Famille du Sacré-Cœur’ (https://www.fscjcanada.org) et nous avions ‘intronisé’(littéralement : ‘mis sur un trône’) le Sacré-Cœur dans notre maison en installant une statue de lui devant lequel brillait un lumignon électrique. Souvent, nous priions le chapelet tournés vers cet espace ‘sacré’. Quand je suis arrivé à Saint-Victor, en 2004, on m’a offert d’entrer dans cette famille spirituelle qui se réunissait régulièrement dans la paroisse. J’ai renouvelé alors mon appartenance à ce mouvement spirituel. Je ne peux plus aller aux réunions, mais je goûte toujours ce lien irremplaçable avec Celui qui affirme à mon âme qu’il est mon Bon Berger, doux et humble de cœur. Que de joie et de paix dans cette assurance!

C’EST TA FÊTE!


Après la Semaine Sainte et Noël, il s’agit de mon temps préféré de l’année : les semaines qui précèdent la Pentecôte. J’ai vécu l’effusion de l’Esprit à l’âge de 19 ans dans un contexte catholique charismatique, et cela a laissé en moi un goût très prononcé pour tout ce qui concerne le Saint Esprit, la troisième personne de la Trinité, trop souvent négligée. Cela a aussi influencé fortement ma manière de prier et ma liberté intérieure. J’imagine que ça correspond aussi à mon tempérament actif et créatif, mais j’apprécie vraiment cette dimension dynamique de Dieu : quand on parle de l’Esprit, on parle en termes de manifestation concrète, de transformation, de croissance, de nouveauté. Ça me rejoint grandement. Et plusieurs signes indiquent que l’Église de notre époque est appelée plus que jamais à vivre sous la mouvance de l’Esprit, particulièrement depuis Vatican II; l’Esprit fait vivre, la lettre tue. Pour certains, cela s’avère exigeant, particulièrement pour les gens qui ont besoin de la routine pour se sécuriser, les personnes résistantes aux changements parce qu’elles ont peur de perdre quelque chose. Pourtant, c’est l’inverse. Je n’aime pas la nouveauté pour la nouveauté. Nous ne sommes pas dans l’idéologie de marketing, ici. Cependant, je l’apprécie, cette nouveauté, quand elle est désirée par Dieu afin que nous continuions à lui être fidèle et à avancer dans la direction qu’il nous indique : Sa Volonté. On ne se situe jamais dans le superficiel et le cosmétique, avec le Seigneur. On parle de profondeur et d’authenticité. Oui, avancer courageusement, audacieusement, en contemplant l’horizon. L’inverse – faire du sur-place – s’accrocher au statu quo religieux, c’est ne pas connaître Dieu et son Énergie créatrice. C’est choisir le dépérissement et la mort.
Je dis que c’est ta fête, oui, ma sœur, mon frère, parce que la Pentecôte marque la naissance de l’Église. Et tu es membre de cette Église voulue par Christ. Tu es disciple-missionnaire au sein de ce peuple formé et envoyé par Dieu. Le jour où l’Esprit a été répandu sur les apôtres, il y eut comme une ‘explosion’ de passion amoureuse pour l’humanité, bien au-delà des frontières religieuses ou géographiques. Les structures religieuses désuètes ont éclaté afin que l’Esprit divin soit donné à toute chair! Joie débordante! On a compris que cela n’était pas réservé à une seule nation. La face de la terre en a été progressivement transformée. Et cela nous parvient aujourd’hui grâce à une multitude de témoins qui ont ouvert leur cœur et leur âme à cette Puissance Créatrice bienfaisante et sans limites.
La fin de semaine prochaine, nous vivrons donc la Pentecôte à toutes les messes, particulièrement à 10h30. Nous célébrerons avec une grande intensité le don, la présence, la manifestation, les fruits du Saint Esprit, qui se vivent maintenant avec encore plus de force que dans le passé, parce que cela s’avère nécessaire à la suite de la grande Histoire Sainte! Je caressais un rêve depuis des années : une fête internationale de la Pentecôte. Nous y arrivons, cette année. Merci de vous impliquer et d’entrer dans la Fête avec moi! J’invite toutes les nations présentes dans notre assemblée à apporter le drapeau (ou une grande illustration de celui-ci) de leur pays d’origine, et si possible, porter un costume représentatif. Enfin, merci de contribuer au petit goûter d’après-messe par un mets ou un dessert typiques. Nous célébrerons la beauté de la diversité des cultures, que nous confierons à l’action de l’Esprit qui, à travers nous, se déversera sur tous les peuples sous le soleil, en commençant par nos proches et notre communauté chrétienne.
Nous vous demandons de nous signaler votre participation en remplissant le coupon (voir présentoirs) ou en appelant au presbytère (514-642-4980).

FAIRE DE LA CATÉCHÈSE: UN BÉNÉVOLAT PAYANT! (2e partie)

Chapeau aux jeunes, aux parents ou grands-parents qui s’engagent fidèlement dans cette démarche de foi malgré un horaire chargé, la fatigue de la journée et un loisir sacrifié pour participer aux différentes activités : catéchèse, messe familiale, ressourcement parental, eucha-fiesta ou pièce de théâtre et, non la moindre, la catéchèse intergénérationnelle que nous vivons depuis deux ans. C’est un médium extraordinaire car ensemble, enfants, ados, parents, grands-parents, nous réfléchissons et échangeons sur différents thèmes, ex : « Pourquoi et comment prier? »

Si j’ai la chance de vivre autant de magnifiques et riches expériences, c’est grâce à des gens d’envergure et d’avant-garde qui sont des chefs de file exceptionnels. Notre bon pasteur, homme omniprésent, ouvert, inspirant et inspiré, accueillant dans sa belle simplicité. Il se fait du « Soucy » pour tous ses paroissiens. Notre RSE qui encadre et orchestre tous ces parcours. Carmen est une femme engagée, créative, disponible. Elle est une guide dévouée et animée d’une grande foi. Sans oublier ces rencontres avec d’autres bénévoles très présents, tout aussi engagés et inspirants. Tout se vit dans un climat d’accueil, d’ouverture, de non-jugement, de créativité et d’entraide.

Ce bénévolat m’a ouverte à m’inscrire à différents ressourcements offerts dans notre paroisse qui alimentent ma réflexion, ma foi. Que de richesses avons-nous à notre portée dans la gratuité et dirigées par des gens aux multiples talents.

Qui dit foi, dit doute. Alors lorsque je doute de mon implication, de sa pertinence, je me tourne vers sa Parole, son Pain de vie, vers des témoins vivifiants et animés d’un même désir : être des semeurs de sa Parole, de son Amour.

Par Lui, avec Lui et en Lui, je nous souhaite, chacun à notre façon, d’expérimenter et de vivre notre foi, notre espérance et notre amour à ce Dieu qui veut nous combler, chacun selon les dons qu’Il a mis en nous. Cette invocation est pour nous tous : « Fais-nous semer ta Parole, Seigneur et fais-la germer selon ta volonté. » Amen.

Denise Paquin

FAIRE DE LA CATÉCHÈSE: UN BÉNÉVOLAT PAYANT! (1ère partie)


« Fake news! », bien oui si vous songez au plan monétaire mais si enrichissant sur le plan spirituel. Après avoir vécu les années du « petit catéchisme », c’est comme vivre un nouveau printemps, un renouveau. Enfin je me réapproprie un Dieu d’amour, de compassion, d’ouverture, de miséricorde, de bienveillance. Peu à peu je comprends qu’Il me demande d’être un disciple dispensateur de sa Lumière, d’être proactif à porter sa Parole, d’être un semeur de la bonne nouvelle. Pour moi, dans notre paroisse, l’aventure a commencé par l’accompagnement de mes petits -fils à la « P’tite Pasto ». Cette première approche si bien adaptée aux petits et présentée par deux catéchètes inspirantes et chevronnées m’a donné un élan. À mon tour, j’ai plongé dans ce bénévolat comme co -animatrice pour accompagner Vincent. Accompagner nos jeunes et leurs parents, c’est les côtoyer généralement pendant quatre ans et demi. C’est apprendre à se connaître, à s’apprécier, à créer certains liens entre nous. C’est vivre différentes approches à travers différents médiums mais tous axés sur la connaissance de Jésus, de nous -même et de notre prochain. Chaque parcours porte sa couleur, son message, ses témoins et nous prépare à vivre trois sacrements très importants dans notre vie : la première communion, la confirmation et sans oublier le sacrement du pardon qui m’a très marqué par sa simplicité, l’accueil du prêtre, le tout accompagné de belles paroles tirées de leur Nouveau Testament. (À suivre…)
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ÉGLISE VERTE…OU PAS? (2e partie)


La semaine dernière, j’ai fait une nomenclature de ce que nous réalisons déjà, comme Église verte, pour une vie plus saine. Ajoutons que, cette année le calendrier Carême/Pâques le permettant, nous avons participé à l’événement mondial « l’Heure de la Terre », en organisant un moment de réflexion et de partage à la chandelle, dans l’église, le dernier samedi de mars. Autre fait concret à souligner : plusieurs ne semblent pas au courant que la Fabrique prête gracieusement depuis des décennies une bonne parcelle de son terrain pour un jardin communautaire géré par la Ville. Vous avez aussi remarqué que notre espace vert autour de l’église est entretenu avec soin. Nous avons dû faire élaguer une grande partie de nos arbres, et même en faire couper plusieurs qui étaient gravement malades ou morts, mais déjà nous avons planté plusieurs jeunes arbres. Nous embellissons aussi notre environnement par la plantation d’annuelles et de vivaces en pleine terre ou dans des contenants. Tout cela contribue à oxygéner l’air mais aussi notre âme!
Si vous me demandiez à quoi je rêve : mettre des panneaux solaires sur le toit de l’église (côté Ouest), isoler davantage les murs et l’entretoît de notre église et du presbytère, rendre les fenêtres et portes plus étanches, installer un support à bicyclette devant l’église, favoriser le co-voiturage pour les messes, créer un véritable stationnement vert, etc. Mais certains projets coûtent cher et nous n’en n’avons pas vraiment les moyens pour le moment. Alors, nous y allons pas par pas, tout en étant vraiment fiers de ce qui a été accompli jusqu’à maintenant. Nous allons de l’avant et avons besoin de sentir que la communauté est derrière nous. Nous savons que les mentalités sont longues à changer : nous avons parfois la sensation de prêcher dans le désert, mais cela ne nous démobilise pas, au contraire. Nous constatons que plusieurs ne sont pas convaincus de l’importance d’être ‘Église verte’ et certains ne voient pas le lien entre le souci écologique et la religion. Mais pourtant, il ne s’agit pas d’un ‘loisir spirituel’; c’est vital et fondamental… Tout cela se vit à cause de la reconnaissance que la Terre est un cadeau du Créateur, qui nous a clairement confié la gérance de celle-ci. Cette dimension de notre foi s’avère de l’amour en actes. Il ne faut pas que ce ne soit le souci que d’une poignée de croyants. Nous avons tous une grave et réelle responsabilité, comme Chrétiens. La religion ne consiste pas seulement en prières, dévotions et rituels, mais en l’incarnation quotidienne des valeurs promues par celles-ci. N’oublions jamais que chaque petit geste compte, comme une pierre lancée dans le lac, pourtant si minuscule, mais qui produit des dizaines de ronds dans l’eau. Quand je lis le récit biblique de la multiplication des pains, j’y vois ma vie avec les choix que je fais, multipliés par la puissance divine. Ça me motive d’autant plus! Et quand je pense à nos enfants, nos jeunes, leur avenir… Agissons!
Alors oui, à tout le moins, au nom de notre Amour du Créateur et de sa Création, nous souhaitons être un exemple d’implication concrète et de mobilisation pour notre milieu. Être ‘Église verte’ commence par la ‘conversion’ de nos structures paroissiales, mais ne peut vivre à long terme que par l’engagement de chacune et chacun qui, déjà dans son propre milieu de vie, fait des efforts réels. Comme me disait récemment une jeune femme de la communauté : au fond, ce n’est pas la planète que nous voulons sauver; comme corps céleste, elle va s’auto-réguler (d’où les changements climatiques), s’adapter et s’équilibrer, trouver des moyens de se refroidir, etc.; elle va survivre sans aucun doute à tout ce qu’on lui a fait subir… Mais à quel prix? Ce sera peut-être aux dépends de toutes existences humaines et animales qui l’habitent… À moins que nous nous mobilisions tous sans plus attendre!

ÉGLISE VERTE… OU PAS? (1ère partie)


Depuis environ 8 ans, nous faisons fièrement partie du Réseau Églises vertes. Merci à Norman Lévesque qui nous a incités à entrer dans ce projet. Concrètement, que s’est-il passé depuis ce temps, dans notre communauté chrétienne, en ce sens? 

 En fait, il s’agit plutôt de choses simples et pas nécessairement visibles à l’œil du pratiquant du dimanche, mais néanmoins très importantes. Nommons quelques-unes de nos initiatives :

+ Dans un premier temps, presque toutes les ampoules incandescentes de l’église et du presbytère ont été changées pour des ampoules fluo-compactes; puis, avec l’évolution de la technologie, nous avons changé celles-ci pour des ampoules DEL (à diodes électro-luminescents), de moins en moins chères à l’achat, beaucoup plus durables que les incandescentes et même les FC (qui malheureusement contiennent du mercure et sont problématiques si elles se brisent, donc à éviter), et vraiment très peu gourmandes en énergie. Par exemple, une ampoule DEL équivalente à une incandescente de 60 watts ne consommera qu’environ 9 watts et durera 20 fois plus de temps (approximativement). Il reste à changer les fluorescents (néons) dans le sous-sol du presbytère, mais cela constitue un investissement financier majeur que nous ne pouvons faire en ce moment.

+ Nous travaillons aussi à trouver à court terme une bonne solution de remplacement DEL pour les luminaires HIC dans le plafond de l’église. Ceux-ci consomment un énorme 250 watts chacun. La solution de rechange que nous essaierons bientôt, utiliserait environ 85 watts de moins, l’unité.

+ La plupart de nos décorations de Noël et autres éclairages décoratifs et pour visuels liturgiques sont maintenant des DEL.

+ Lorsque nous avons eu à remplacer la fournaise, nous avons opté pour un modèle 15 à 20% plus efficace.

+ Chaque fois que nous avons dû changer une toilette, nous avons choisi un modèle qui consomme peu d’eau (logement / église / sous-sol du presbytère).

+ Nous recyclons et réutilisons tout ce qui est possible et avons installé des bacs bleus ou verts un peu partout (comme le papier; nous lavons les ustensiles et les coupes de plastique, et au presbytère, pour nos pauses-café, nous utilisons des tasses lavables).

+ Nous avons complètement éliminé l’usage de verres en styromousse. Nous achetons des verres compostables lorsque nous ne pouvons utiliser de la vaisselle lavable.

+ Chaque fois que nous cassons la croûte en petit ou grand groupe, nous déposons dans les bacs bruns à compost les restes de table, les serviettes de papier, le marc de café (dans mon logement, dans ma vie personnelle, je fais la même chose, évidemment).

+ Parlant de papier, nous achetons le plus souvent possible du papier FSC (respectueux de la santé de nos forêts) (https://ca.fsc.org/fr-ca), tout comme nous privilégions le café équitable et biologique.

+ Le plus possible, nous utilisons des produits de nettoyage qui sont biodégradables, et depuis peu, nous avons radicalement opté pour des produits naturels (huiles essentielles, vinaigre, bicarbonate, etc.).

+ Depuis quelques années déjà, nous vous offrons la possibilité de recycler les piles usagées; nous recueillons aussi les attaches et sacs de pains, les goupilles de cannettes, les cartouches d’encre vides et les lunettes (voir petit meuble à quatre tiroirs, à votre droite en entrant dans l’église).

+ Nous avons changé les gros lampions avec cartouches en plastique pour des lampions en verre réutilisables, et notre fournisseur (chandelles Traditions) utilise de plus en plus de l’huile végétale plutôt que du pétrole pour sa cire.

+ Lorsque possible, nos Ados de la Paix enfilent leur chandail ‘Brigade Église Verte’ pour aider les gens à bien trier entre déchets/recyclage et compost. De plus, ils tournent des vidéos de conscientisation, présentées à la communauté célébrante ainsi que sur nos plateformes médiatiques.

(À SUIVRE)

UN COUPLE: DES ACTIVITÉS DE BÉNÉVOLAT


Depuis de nombreuses années, nos loisirs sont en majorité dans le bénévolat.
Ayant pris ma retraite avant mon mari, j’ai répondu à l’appel du Pasteur du temps pour les catéchèses des jeunes et même pour la formation des catéchètes. Puis il y a eu le Conseil de Pastorale où on essaie de donner un sens aux actions paroissiales et au comité de liturgie on travaille pour garder signifiantes nos célébrations communautaires.
La pastorale du baptême a également fait partie de mes préoccupations : je me disais si nos paroles, nos gestes sont signifiants avec les jeunes couples, nos semences seront peut-être plus fructueuses.
Dans la paroisse, j’ai toujours été lectrice. Au début je le faisais avec mes deux enfants qui étaient servants de messe. Puis maintenant c’est mon conjoint qui m’accompagne. Ensemble nous servons aussi pour des funérailles.
Membre du SASMAD depuis près de 20 ans, plusieurs personnes ont reçu des visites. Quand une personne te dit : «Vous faites ma semaine avec votre visite!» Eh! Bien, je viens d’avoir ma paye. Depuis un peu plus d’une année, nous avons des messes pour les résidents des Habitations Ste-Germaine-Cousin, présidées par Jean-Pierre, et mon mari aide pour le transport des bénéficiaires et la distribution des Prions et des feuillets de chants que nous fournissons.
Le souci d’un terrain propre et entretenu est une grande préoccupation pour Eddy, il y consacre des heures au printemps et à l’automne. Il supervise et seconde notre petit-fils qui fait le gazon.
Ensemble, nous avons refait la croix sur le terrain et l’escalier du presbytère.
Notre action va maintenant au-delà des limites paroissiales. Nous sommes bénévoles à Adhémar- Dion, maison de soins palliatifs. Eddy y fait de l’entretien, ce qui évite des coûts pour la maison et moi, je suis à l’accueil et je fais une partie de la comptabilité. Pour les personnes qui arrivent, la chaleur de l’accueil permet d’accepter la réalité qui les attend.
Nous oeuvrons bénévolement à l’hôpital depuis 15 ans. Eddy, à l’accueil, dirige les gens à leur lieu de rendez-vous. Pour ma part, je suis aux soins spirituels. Je prends le temps d’échanger avec les gens, prier avec eux et leur offrir la communion.
Nous sommes fiers de donner de notre temps et de notre personne.
C’est pour nous une façon de rendre grâce pour la chance que nous avons d’avoir une bonne santé et c’est aussi répondre à notre mission de baptisés.
Eddy et Jacqueline

JOYEUSES PÂQUES 2019!

Je me sens vraiment privilégié de vivre une 14e fête de Pâques dans notre si belle communauté! Pour nous, chrétiens, il s’agit du sommet de l’année liturgique. Nous célébrons la résurrection de Jésus, dramatiquement mort sur la croix, quelques jours avant. C’est la Victoire inespérée de l’Amour qui va…jusqu’au bout, qui donne tout, l’Amour le plus pur, le plus fort, éternel. Cela rejoint le thème de notre Carême depuis le Mercredi des Cendres, le 6 mars : «Jusqu’où me suivras-tu?» Cette question très personnelle, nous avons eu bien des occasions d’y répondre dans notre for intérieur, depuis six semaines. Et Pâques n’est-il pas le moment privilégié de s’abandonner à la foi, si ce n’est déjà fait? Voilà ce qui est vital et fondamental : notre ‘oui’ personnel et libre à Jésus Christ, que nous recevons comme Sauveur, que nous acceptons comme ‘coach de vie’, ami fidèle, compagnon d’aventure. Il s’agit de notre adhésion par le cœur et l’intelligence à la personne de Jésus et son message, lui qui n’est pas venu fonder une religion, mais une manière de vivre et de saisir le sens profond de l’existence humaine, la nôtre, celle des autres, celle de l’univers.
Nos liturgies n’ont de sens que dans ce choix primordial que nous faisons de nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu faite chair, et de vivre selon les motions du Saint Esprit, au quotidien, dans le concret des défis de tous les jours, quelle que soit notre vocation, et cela jusqu’à notre dernier souffle. Comme chrétiens, nous acceptons le témoignage des apôtres et de tous ceux et celles qui ont vécu l’Évangile depuis plus de 2000 ans, et cela nous inspire dans nos propres choix et notre manière d’être. Comme ces millions de témoins, nous entrons dans la dynamique de la Rencontre intime avec Dieu, par le Christ-Ressuscité, Homme-Dieu. S’il n’était pas ressuscité, nous ne serions pas ici aujourd’hui; Saint Paul nous le rappelle : notre foi serait vaine. Si le Crucifié n’avait pas été relevé de la mort par son Père, nos rituels n’auraient aucun sens et aucun impact sur le réel. Parce que Jésus est de nouveau vivant, nous pouvons l’être avec lui! Sans lui, nos morts -petites et grandes- de tous les jours, seraient destructrices, anéantissantes et désespérantes. Mais en lui, nous trouvons la guérison, la croissance, l’espoir, l’avenir toujours possible, de nouveaux commencements et de nouveaux élans, dans la Lumière et la Paix, et ce, pour l’éternité de communion avec le Seigneur.
Je profite de la Fête pour remercier tous les artisans et artisanes de notre vie communautaire. Le dynamisme et le rayonnement de notre paroisse est rendu possible grâce à des dizaines de personnes qui sont ‘pierres vivantes’, en toute humilité, dans un contexte social pas toujours valorisant. Je les remercie de leur implication pour le mieux-être de tous. Notre thème pastoral, pour 2018-2019 «En Église, on sème/s’aime & on croit/croît!» se déploie tous les jours de multiples manières, selon les appels du Seigneur et les talents de chacune et chacun. Je vous invite à consulter notre site internet (page ‘blog-du-pasteur’) pour faire connaissance avec plusieurs de ces personnes engagées dans la Mission, c’est tout à fait édifiant!
Dans les deux mois qui viennent, avant la fin officielle de l’année pastorale, plusieurs activités s’offriront à vous. Je vous invite à vous informer régulièrement (facebook.com/germaineETmaria) pour ne rien manquer : catéchèse intergénérationnelle, pièce de théâtre des jeunes sur Marie; soirée-ressourcement, marche de la solidarité Développement & Paix; vidéos par nos Ados de la Paix; Premières communions; Confirmations d’adultes; fête internationale de la Pentecôte; fête de la fidélité dans l’amour; onction communautaire des malades, le SSABO, l’«Aventure de l’Évangile», etc., sans oublier tout le vécu quotidien habituel d’une paroisse (messes, parcours de foi, baptêmes…), que ce soit au plan de l’accueil au presbytère ou de l’administration et de l’entretien des lieux. Que la Joie de Pâques colore et embellisse tout ce que nous sommes et tout ce que nous accomplissons!

-Votre pasteur qui vous aime, Jean-Pierre, ptre-curé et l’équipe.

PARTICIPER AUX JOURS SAINTS

La principale raison : par amour. Par amour du Seigneur. Par amour de l’humanité qui ne peut que bénéficier de ces temps de prière communautaire où Dieu se fait présent et se manifeste puissamment. Par amour de moi-même qui ai besoin de me nourrir d’autres choses que de ce que la culture ambiante me propose via la télévision et internet et ne satisfait pas vraiment mon âme.

Beaucoup de travail et de prière sont derrière ces célébrations de la Semaine Sainte, depuis le Dimanche des Rameaux et de la Passion jusqu’au Chemin de Croix, sans oublier Pâques! Elles offrent un ressourcement de qualité et un soutien de la vie chrétienne qui ne peut être remplacé par un film sur Jésus présenté dans les médias.

Venez vivre ce temps fort liturgique, en personne, avec des sœurs et des frères de la communauté. Vous y trouverez réconfort et croissance humaine et spirituelle. Dieu verra votre participation comme une réponse à son Amour et vous comblera de grâces et de bénédictions. Pas seulement vous, mais tous ceux que vous aimez, particulièrement les plus souffrants. Ne passez pas à côté de ce cadeau.

S’ÉPANOUIR DANS LE SERVICE


J’ai toujours été attiré par les endroits pieux. Par hasard j’ai dû faire ma première année d’école dans un sous-sol d’église, faute de locaux à la commission scolaire. Par la suite, j’ai fini mon primaire à l’école St-Stanislas, dirigée par les Frères du Sacré-Coeur. J’ai grandi sur la ferme et c’était toujours important pour moi d’aller à la messe le dimanche. Puis la vie suivit son cours : le travail, les enfants, bref on court et très souvent on manque de temps pour la messe ! Mais la vie reprend éventuellement un rythme plus normal et me revoilà, un dimanche matin, assis sur un banc d’église. Je savoure cet instant tout en me rappelant tous mes manquements à ces rendez-vous.

Puis un dimanche d’élection des marguilliers, le curé Jean Fortier me demande si je serais intéressé à m’impliquer de cette façon. Je fus proposé par quelqu’un comme candidat, cette proposition fut appuyée ; et lorsque la période des propositions fut terminée, nous étions trois en nomination pour deux postes à combler. Je me suis donc retiré en disant que je m’étais présenté croyant qu’il manquait de monde, mais, considérant que vous êtes en nombre suffisant, pas de problème pour passer mon tour! M. Fortier m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : ‘’Pas de problème, jeune homme, on garde ton nom et c’est juste une question de temps!’’ C’est à l’automne suivant que Mme Monique Laveau me téléphona pour me demander si j’étais toujours intéressé à être marguillier, en prenant bien soin de m’informer que M. Fortier était remplacé par l’abbé J.-C. Girard. Ma réponse fut instantanée : peu importe, moi, c’est aider l’Église que je veux. J’ai donc accepté de terminer le mandat d’un marguillier qui quittait avant la fin de son mandat. Puis, je fus marguillier pour M. le curé Robert Gauthier qui a pris la relève peu de temps après. En octobre 2002, M. Gariépy démissionna de son poste de sacristain. J’ai donc accepté de prendre la relève temporairement, le temps de trouver un autre sacristain . . . Il parait que ce n’est pas facile à trouver !

Bref, si je résume, j’ai été marguillier 2 ans pour terminer un mandat, puis ai fait deux termes consécutifs , un an de retrait (ndlr : obligatoire selon la Loi des Fabriques, après deux mandats complets), puis je suis revenu faire un autre mandat de trois ans. Donc, au total onze ans sur douze en tant qu’administrateur élu dans la paroisse (ainsi j’ai été marguillier aussi pendant plusieurs années pour Jean-Pierre, arrivé ici en septembre 2005) tout en étant sacristain le soir et la fin de semaine. Tout ce temps, comme marguillier et un peu plus de quinze ans en tant que sacristain, je me suis senti privilégié d’avoir cette chance d’être si près de l’Église ; chaque minute, chaque heure à y faire quoi que ce soit m’apportait une grande paix intérieure. Jamais une tâche ne m’est apparue comme une corvée. Je me sentais à ma place, sachant que chaque geste était et demeure ma façon d’être un témoin vivant de ma foi, tout en me donnant une joie et un bonheur profonds. Tout mon entourage, famille, amis et voisins proches furent témoins que je suis non seulement un chrétien pratiquant, mais un aidant aussi! Et le plus beau dans tout cela est que, sans rien demander, c’est dans ce lieu sacré que Francine, ma conjointe, me fut présentée. Dans quelques mois, je serai rendu à l’étape de la retraite. Nous irons donc vivre à la campagne pour un repos bien mérité. Me retirer tout doucement assure une continuité en tant que chrétien bien engagé.

Jean-Marc Gosselin