Comment ne pas me sentir reconnaissant de toutes les bontés que vous m’avez faites à l’occasion de mon 61e anniversaire de naissance, le 1er juillet dernier? Je veux tout simplement vous exprimer ma gratitude. Les bons commentaires par internet ou de vive voix, les cadeaux, les cartes de vœux, les promesses de prière (incluant une intention de messe!) et toutes les délicatesses envers moi, sans oublier l’immense salve d’applaudissements, lors de l’Eucharistie (on ne vit pas pour ça, évidemment, puisque comme chrétien notre premier élan en est un d’humilité, mais on l’accueille avec joie, quand ça nous arrive). Autant de bénédictions que j’ai reçues avec un grand sentiment d’action de grâces. Comme on le dit dans la Doxologie : ‘Par Lui, avec Lui, et en Lui, à Toi Dieu le Père tout Puissant, dans l’Unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles!’ …Et à Lui seul!

Dans le contexte social actuel, les ‘curés’ ne se sentent pas toujours appréciés et ‘crédibilisés’ en dehors du milieu ecclésial, et, croyez-moi, ce n’est pas toujours facile à vivre. Plusieurs préjugés ont la vie dure. Il arrive que les gens nous ‘mettent tous dans le même paquet’ avec les membres du clergé qui ont commis des actes répréhensibles et condamnables… Ce qui s’avère ‘crucifiant’.

Nous avons tous un cœur –souvent très sensible, à l’image de celui du Bon Pasteur. Nous ne sommes pas de super-héros, mais de simples humains comme vous, ayant les besoins fondamentaux d’aimer et d’être aimés, non pas seulement pour notre rôle, mais pour ce que nous sommes comme personnes, avec nos qualités et nos défauts, nos personnalités et nos tempéraments, nos rêves et nos espoirs, nos lacunes, comme nos forces et nos talents. Et nous ‘travaillons’ fort, sous le regard de Dieu, pour demeurer fidèles, coûte que coûte, à l’esprit de l’Évangile, et aux exigences de notre vocation, tous les jours.

Vous pouvez être certains que, sous la mouvance de l’Esprit, j’ai toujours un profond désir de servir le Seigneur et de vous servir le mieux possible, en son nom, malgré les limites de ma santé un peu moins solide qu’avant. Je me sens plus que jamais à la fois votre petit frère et votre père spirituel. Quand vous me manifestez votre affection et votre appréciation, cela me confirme dans mes appels à suivre le Christ et me donne des ailes pour continuer la mission avec vous.

Sachez que je vous porte tous dans ma prière de tous les jours et je demande au Seigneur de vous bénir abondamment. Merci!