Communément appelée Marie (Myriam est le nom hébreu) ou  Vierge Marie ou Notre-Dame de… plein de choses et de lieux. Elle fait partie de ma vie depuis toujours et s’avère même une amie très proche. Il faut dire qu’elle était une grande ‘complice spirituelle’ de mes parents adoptifs, ce qui fait que grâce à eux, je l’ai connue et appris à l’aimer et à apprécier sa foi et son aide, dès mon plus jeune âge.

Comme beaucoup de familles de l’époque (nous sommes dans les années soixante), nous priions régulièrement le chapelet en méditant les moments importants de la vie de Jésus et de sa mère. Pas tous les soirs, mais le plus souvent possible, nous nous réunissions, mon frère, mes parents et moi, dans la cuisine ou le salon pour ‘réciter’, à genoux, le chapelet radiodiffusé, animé par le Cardinal Léger ou l’un de ses collaborateurs. Il arrivait –et c’était un moment ‘magique’ pour moi- que nous puissions nous réunir dans la chambre des parents pour vivre ce quinze minutes de pause, à la lumière d’un petit lampion dont la lumière dansait doucement sur les murs tout en dégageant une odeur de cire chauffée que je trouvais agréable et réconfortante. Quand j’entre dans notre église, d’ailleurs, l’odeur des lampions me propulse souvent en pensée dans ces instants de ressourcement familial, tout simples mais inoubliables. Contrairement à ce que certains me disent avoir vécu, ça n’a jamais été une torture pour moi, au contraire.

Et que dire de notre profonde affection pour le Sanctuaire Notre-Dame du Cap. Ma mère avait plusieurs amis Oblats (OMI). Elle avait travaillé pour eux et avait entretenu certains liens privilégiés. ND du Cap était donc LE lieu par excellence de mes parents pour sortir de notre quartier, faire un petit voyage et aller rencontrer notre amie Marie dans ce lieu saint, bénit et si paisible. Je n’ai jamais cessé, même ado et jeune adulte, de faire de brèves visites à cet endroit, qui ne cesse de m’attirer et de me nourrir. On y trouve Beauté et Présence, au bord de notre majestueux fleuve. On sent que ce lieu est ‘habité’ par Dieu et qu’on peut y recevoir grâces et guérison, restauration et croissance.

J’aime Marie. J’aime son obéissance libre et joyeuse au plan de Dieu. J’aime son ouverture aux motions du Saint Esprit. Elle n’est pas divine, elle ne fait pas partie de la Sainte Trinité, mais elle est si proche de Dieu, ayant porté mon Sauveur, et étant entrée corps et âme dans le Ciel (Assomption), par grâce spéciale de son Fils, le Ressuscité. Je sais qu’elle me guide et me conduit, elle est pasteure à sa façon. Elle me couvre de son Manteau de Paix et de protection, toujours au Nom de Dieu. Elle m’aime avec son cœur de mère. D’ailleurs, c’est Jésus sur la Croix qui a donné à Marie, en désignant l’apôtre Jean, cette vocation d’être notre Mère à tous. Comment pourrais-je refuser ce cadeau? Et je crois, comme le veut la Grande Tradition de l’Église, que Marie a reçu du Seigneur un pouvoir spécial de lutte contre le Mal, le Mauvais, pour faire résolument reculer les Ténèbres.

On n’épuisera pas le propos aujourd’hui. Marie, c’est une vie à découvrir, un cœur uni au Cœur Sacré de Jésus pour l’éternité, toujours à approfondir. Ils sont des inséparables à jamais. Quand vous honorez Marie par votre prière et vos salutations, vous vous branchez au Christ, et vous le réjouissez infiniment. Par l’intercession de Maman Marie, avec votre ‘cœur d’enfant’ dépouillé de tout orgueil,  vous obtenez de Dieu de grandes faveurs pour vous et pour le monde.  Je vous souhaite d’expérimenter ce bonheur!