Il y a bien des façons d’être missionnaire du Christ, chacun selon notre vocation. En notre époque, nous sommes privilégiés d’avoir tous ces moyens modernes d’évangélisation que sont les réseaux sociaux et les sites web. Selon plusieurs spécialistes, ces inventions sont en train de créer un changement profond de paradigme sociétal, tout autant, sinon plus que l’invention de l’imprimerie  attribuée à  Johanes Gutenberg en 1454. Branchons-nous donc pour le Seigneur sans plus tarder ! Ne manquons pas le bateau .

Bien entendu, ces moyens de communication peuvent être porteurs de négatif, comme tout ce qui existe. Mais quel bel outil pour créer des liens, répandre la Bonne Nouvelle, partager du contenu biblique, spirituel, paroissial, humanitaire, etc. Tant de belles réalisations restent dans l’ombre. Nous ne pouvons généralement plus compter sur les journaux et les grands réseaux de radio-télévision pour être sur la place publique, surtout lorsque nos moyens financiers sont très réduits.

Personnellement, j’ai commencé à toucher ce domaine fascinant quand j’étais à Saint-Sulpice (début des années 2000). Mais c’est ensuite, à St-Victor et ici, que, grâce à des jeunes habiles dans ce domaine, j’ai été initié à ce moyen extraordinaire de communication. J’avais déjà une adresse courriel, quand je suis arrivé ici, et grâce à un jeune de 16 ans qui avait un projet du genre à faire pour son école, notre premier site web a été conçu. Cela fait une dizaine d’années déjà ! Facebook est arrivé plus tard dans mon cheminement, et tout récemment Instagram et Twitter. Moi qui aime écrire, (devenir journaliste a été une de mes options privilégiées de carrière) je me sers de tout cela avec enthousiasme !

Saviez-vous que, chaque semaine, selon Google Statistics, de 300 à 600 personnes visitent notre site www.germaineETmaria.org ? Et une moyenne de 1000 à 1500 personnes (nous avons eu un sommet de plus de 3500, récemment) lisent –et parfois partagent- nos publications sur facebook.com/germaineETmaria ? C’est considérable ! Pourquoi investir du temps dans ces médias ? Justement pour contribuer à faire connaître bien au-delà de nos quatre murs ce qui se fait de beau et de bon dans l’Église locale et universelle. Pour mettre à la portée d’un plus grand nombre que nos 300 pratiquants réguliers le message du Christ et susciter l’adhésion et l’amour des gens envers lui.

Un livre que j’ai lu récemment suggérait ceci: invitons les gens à payer leur ‘dîme’ internet, c’est-à-dire que les personnes qui fréquentent assidument les réseaux sociaux internet, s’ils sont croyants, soient invités à consacrer 10% de leur contenu publié (et/ou partagé) au spirituel et au religieux. En d’autres termes,  qu’ils fassent audacieusement don à l’Église et au Seigneur de 10% de leur ‘espace’ virtuel avec du contenu qui ait un lien direct et clair avec la foi chrétienne et catholique. Et pourquoi pas ? Ça nous met mal à l’aise ? Nous avons l’impression d’imposer nos croyances ? Nous avons un malaise à cause de notre histoire religieuse québécoise pas toujours reluisante ? Pourtant, nous avons droit à nos convictions, et nous n’imposons pas, nous proposons. Et nous ne devons pas nous laisser freiner par les erreurs du passé, comme par un boulet que nous traînerions indéfiniment. Nous voulons simplement partager ce qui fait sens pour nous, nous aide au quotidien et nous rend heureux ? Nous en sommes fiers, et nous croyons que cela peut être utile à d’autres, dans leur vie personnelle, familiale, présentement, et jusque dans leur éternité en Dieu. Un trésor à ne pas garder pour soi.

Je vous laisse avec une pensée pertinente de l’Église catholique à ce sujet (le pape a 40 millions d’abonnés sur TWITTER, et plusieurs millions sur INSTAGRAM):

« L’Église, poursuit Mgr Viganò, est née lorsque le Saint-Esprit descend sur les disciples et ouvre les portes du Cénacle pour qu’ils prennent les routes du monde. Aujourd’hui, parmi ces routes se trouvent les communautés dites sociales. Voilà pourquoi le pape est très attentif à cette réalité, parce que toute cette relation nécessite un soin … qui réchauffe aussi le cœur à travers quelques lettres. »