Traditionnellement, on parle des deux poumons de l’Église : l’action et la prière. Les deux sont des incontournables pour une vie ecclésiale pertinente et efficace. L’un ne va pas sans l’autre. Quand on sait que l’Église vit du ‘Souffle Saint’, appelé aussi ‘Esprit Saint’, on comprend l’importance de chercher à conjuguer ceux-ci. En ce week-end de la grande fête de la Pentecôte, il est plus que jamais vital de se pencher sur cet aspect de la vie chrétienne. D’abord la prière.
La prière n’est pas facultative, dans la vie d’un disciple-missionnaire. Elle n’est pas obligatoire : elle est vitale, nécessaire et essentielle. Comme manger et dormir. Prier, c’est puiser à la Source. Comment agir et œuvrer dans le domaine de la foi sans d’abord –et toujours- aller chercher ce qu’il faut dans le Cœur même de la première personne concernée, Dieu : le contenu, la signification, la nourriture, la force, les moyens, le langage, la direction, etc.
Prier, méditer, contempler, adorer, c’est s’ouvrir à l’Esprit Créateur, se brancher sur la Puissance, la Volonté et l’Amour de Dieu pour toujours se mettre à son école, se laisser façonner, guider et convertir par lui. Pas d’œuvre évangélique possible sans se plonger dans la mentalité et la vie même de Celui que nous voulons annoncer en paroles et en actes. Toute œuvre d’Église doit être portée dans l’intériorité et l’offrande spirituelle. Si on veut porter du fruit en abondance, tel que le désire le Seigneur, et aller dans le sens de son Plan à Lui, il s’agit d’un prérequis. Comme pour Marie et les Apôtres, chers priants, que l’Esprit de Pentecôte gonfle vos voiles, comme l’air gonfle vos poumons, et vous accompagne dans votre mission unique et irremplaçable.