PARTICIPER AUX JOURS SAINTS

La principale raison : par amour. Par amour du Seigneur. Par amour de l’humanité qui ne peut que bénéficier de ces temps de prière communautaire où Dieu se fait présent et se manifeste puissamment. Par amour de moi-même qui ai besoin de me nourrir d’autres choses que de ce que la culture ambiante me propose via la télévision et internet et ne satisfait pas vraiment mon âme.

Beaucoup de travail et de prière sont derrière ces célébrations de la Semaine Sainte, depuis le Dimanche des Rameaux et de la Passion jusqu’au Chemin de Croix, sans oublier Pâques! Elles offrent un ressourcement de qualité et un soutien de la vie chrétienne qui ne peut être remplacé par un film sur Jésus présenté dans les médias.

Venez vivre ce temps fort liturgique, en personne, avec des sœurs et des frères de la communauté. Vous y trouverez réconfort et croissance humaine et spirituelle. Dieu verra votre participation comme une réponse à son Amour et vous comblera de grâces et de bénédictions. Pas seulement vous, mais tous ceux que vous aimez, particulièrement les plus souffrants. Ne passez pas à côté de ce cadeau.

S’ÉPANOUIR DANS LE SERVICE


J’ai toujours été attiré par les endroits pieux. Par hasard j’ai dû faire ma première année d’école dans un sous-sol d’église, faute de locaux à la commission scolaire. Par la suite, j’ai fini mon primaire à l’école St-Stanislas, dirigée par les Frères du Sacré-Coeur. J’ai grandi sur la ferme et c’était toujours important pour moi d’aller à la messe le dimanche. Puis la vie suivit son cours : le travail, les enfants, bref on court et très souvent on manque de temps pour la messe ! Mais la vie reprend éventuellement un rythme plus normal et me revoilà, un dimanche matin, assis sur un banc d’église. Je savoure cet instant tout en me rappelant tous mes manquements à ces rendez-vous.

Puis un dimanche d’élection des marguilliers, le curé Jean Fortier me demande si je serais intéressé à m’impliquer de cette façon. Je fus proposé par quelqu’un comme candidat, cette proposition fut appuyée ; et lorsque la période des propositions fut terminée, nous étions trois en nomination pour deux postes à combler. Je me suis donc retiré en disant que je m’étais présenté croyant qu’il manquait de monde, mais, considérant que vous êtes en nombre suffisant, pas de problème pour passer mon tour! M. Fortier m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit : ‘’Pas de problème, jeune homme, on garde ton nom et c’est juste une question de temps!’’ C’est à l’automne suivant que Mme Monique Laveau me téléphona pour me demander si j’étais toujours intéressé à être marguillier, en prenant bien soin de m’informer que M. Fortier était remplacé par l’abbé J.-C. Girard. Ma réponse fut instantanée : peu importe, moi, c’est aider l’Église que je veux. J’ai donc accepté de terminer le mandat d’un marguillier qui quittait avant la fin de son mandat. Puis, je fus marguillier pour M. le curé Robert Gauthier qui a pris la relève peu de temps après. En octobre 2002, M. Gariépy démissionna de son poste de sacristain. J’ai donc accepté de prendre la relève temporairement, le temps de trouver un autre sacristain . . . Il parait que ce n’est pas facile à trouver !

Bref, si je résume, j’ai été marguillier 2 ans pour terminer un mandat, puis ai fait deux termes consécutifs , un an de retrait (ndlr : obligatoire selon la Loi des Fabriques, après deux mandats complets), puis je suis revenu faire un autre mandat de trois ans. Donc, au total onze ans sur douze en tant qu’administrateur élu dans la paroisse (ainsi j’ai été marguillier aussi pendant plusieurs années pour Jean-Pierre, arrivé ici en septembre 2005) tout en étant sacristain le soir et la fin de semaine. Tout ce temps, comme marguillier et un peu plus de quinze ans en tant que sacristain, je me suis senti privilégié d’avoir cette chance d’être si près de l’Église ; chaque minute, chaque heure à y faire quoi que ce soit m’apportait une grande paix intérieure. Jamais une tâche ne m’est apparue comme une corvée. Je me sentais à ma place, sachant que chaque geste était et demeure ma façon d’être un témoin vivant de ma foi, tout en me donnant une joie et un bonheur profonds. Tout mon entourage, famille, amis et voisins proches furent témoins que je suis non seulement un chrétien pratiquant, mais un aidant aussi! Et le plus beau dans tout cela est que, sans rien demander, c’est dans ce lieu sacré que Francine, ma conjointe, me fut présentée. Dans quelques mois, je serai rendu à l’étape de la retraite. Nous irons donc vivre à la campagne pour un repos bien mérité. Me retirer tout doucement assure une continuité en tant que chrétien bien engagé.

Jean-Marc Gosselin

MON «PALAIS» DE BUCKINGHAM


Non, pas Buckingham au Royaume-Uni, mais dans l’Outaouais. Et je ne parle pas du château de la Reine, mais d’un endroit appartenant plutôt au Roi des Rois, dans un Royaume sans frontières. En fait, il s’agit de la petite poustinia, le petit ermitage que j’ai découvert, avec quatre autres séminaristes, il y a de cela plus de trois décennies. Au Grand Séminaire, on nous avait proposé de vivre cette retraite de quatre jours dans de toutes petites cabanes, situées dans la forêt. À l’époque, c’était une œuvre naissante, des Eudistes, appelée ‘Champboisé’. Vous devriez être capables de retrouver ça sur internet.
Que de bonheur et de paix dans ma maisonnette de la grandeur d’un gros cabanon (il y en avait plusieurs, pas trop éloignés les uns des autres, mais juste assez.) À l’intérieur : un petit poêle à bois, un lit, une chaise et une table. Pas d’électricité, évidemment, ni sur le terrain autour, ni dans la poustinia. Une lampe à l’huile, une poêle, une bouilloire à mettre sur le poêle et quelques chaudrons répondaient à nos besoins de base. Ma fenêtre donnant sur l’Ouest, j’ai pu goûter de magnifiques couchers de soleil en ce superbe début de printemps dont nous bénéficiions. Que dire du ciel étoilé! Moi qui ai toujours été un grand amant de la nature, j’étais comblé. Et ce silence, si total, si plein. Une solitude ainsi choisie n’est pas du tout lourde à porter. Elle est thérapeutique. Elle favorise les conditions propices à la rencontre avec Dieu et avec soi.
Les toilettes se situaient dans la bâtisse principale, en contrebas, endroit où nous pouvions prendre notre douche, obtenir aussi notre bois de chauffage, nos légumes frais (pas de viande! Je me suis fait de bonnes soupes aux légumes, sur le petit poêle à bois), du pain, des œufs, du beurre et du lait, des épices. Une ou deux fois par jour (c’était facultatif), nous pouvions ensemble rencontrer un prêtre pour une relecture de l’expérience, la messe et un enseignement spirituel. Les poustinias étant situées en flanc de montagne, nous vivions effectivement comme un ‘Thabor’ et redescendions ensuite dans la plaine pour bien cerner, avec notre guide, ce que nous étions en train de vivre. On ne vit pas ainsi pendant quatre jours sans que ça ait un impact important sur nous. En bons séminaristes, nous priions –seuls– tous les offices prescrits, mais au cœur de cette intériorité intense ma pensée s’envolait souvent puisque une kyrielle de choses ‘remontaient’ dans mon cœur et dans mon esprit; des pensées réjouissantes, mais aussi de vieilles blessures de la mémoire, que je déposais immédiatement dans le cœur de Dieu, pour l’apaisement et la guérison. Comme nous étions alors en sérieux discernement vocationnel, nous avions une démarche à faire : celle d’être disponibles, prioritairement à l’écoute profonde du Seigneur afin qu’il nous conduise où il le voulait.
Je me rappelle un moment très fort de contemplation : j’avais pris une assez longue marche dans les sentiers. Je suis arrivé à un ruisseau qui commençait à dégeler. Je suis resté debout devant cette beauté visuelle et sonore, le soleil me réchauffant délicatement le visage et le corps. La louange jaillissait spontanément de mon cœur, parfois vocalement et musicalement. Après un certain moment, j’ai réalisé que le soleil avait beaucoup baissé et que l’air devenait plus froid : il était temps de rentrer dans mon ‘palais’ bien-aimé. J’ai regardé ma montre : il y avait deux heures que j’étais là, debout, immobile, complètement absorbé dans ce moment à saveur d’éternité. J’avais littéralement été ‘ravi’, comme dans une extase spirituelle, sobre et simple, mais pas moins marquante pour la suite de mon cheminement. Ça m’a fait une fois de plus penser à Jésus à sa Transfiguration.
Vous pouvez vivre ce genre de retraite en ermitage à Buckingham, bien sûr, ou à ‘Versant-la-Noël’ (près de Thetford-Mines) mais aussi à cinq minutes d’ici, au bord de la rivière, chez les Recluses Missionnaires, au 12050 boulevard Gouin Est (RDP) ! C’est vraiment quelque chose à vivre au moins une fois dans sa vie ! Je vous le souhaite.

BÉNÉVOLE MULTITÂCHE

Depuis 1971, je demeure dans la paroisse Ste-Maria-Goretti. Dès mes premières présences aux messes dominicales, je me suis sentie bien dans cette petite église accueillante et très chaleureuse.

Depuis les années ’80, je me suis impliquée dans le Conseil Paroissial de Pastorale, j’ai été marguillière durant 14 ans (2 mandats de 6 ans et une fin de mandat de 2 ans). Durant ces mandats, j’ai organisé des quilles-o-thons, des soirées dansantes, des repas communautaires, la vente de billets de tirage au profit de la paroisse, etc. J’ai aussi été lectrice de la Parole durant de nombreuses années.

Lors de la visite de Jean-Paul II en 2002 (Toronto), j’étais dans le comité organisateur Nous avons vécu des moments inoubliables. J’ai accueilli une famille, je suis allée à la messe célébrée en plein air avec Sa Sainteté. Mes engagements actuels sont maintenant dans le SASMAD, le SSABO, la Fête de la fidélité dans l’Amour et à l’occasion je célèbre des liturgies de la Parole au Manoir P.A.T.

Depuis 22 ans, je suis sur le C.A. d’Enfants de Bolivie. Nous fêterons en 2020, le 25e anniversaire de fondation de cet organisme. Ma responsabilité consiste à communiquer avec les paroisses afin qu’elle nous accueillent en mai et juin ainsi qu’en septembre, octobre et novembre. Nous visitons environ une quinzaine de paroisses par année. Un grand coup de coeur pour ces enfants défavorisés.

Je suis aussi, depuis 20 ans, dans la grande famille des Cercles de fermières du Québec qui assure la transmission du patrimoine. Les cercles sont des endroits de liens tissés serrés, des liens d’amitié et de générosité. Je suis présidente d’un Cercle.

Je m’implique dans le chemin de l’amour, du don, du dévouement, de la fidélité, du bénévolat et j’y suis très heureuse. J’ai la foi et tout ce vécu me fait grandir. Je reçois beaucoup plus que ce que je donne. Je suis fière d’appartenir et de partager mon temps avec une si belle paroisse.

—Monique Laveau

ACCUEILLIR SES FRAGILITÉS

 

Oui, et avec bienveillance.
Quand je dis à mes paroissiens que je ne suis plus jeune, je me fais dire régulièrement : ‘Ah mon Dieu, t’es encore jeune, toi! Qu’est-ce que tu vas faire quand tu vas avoir notre âge?!’ Je sais qu’il y a de l’humour dans cette affirmation, et, de fait, je suis plus jeune que plusieurs des membres de la communauté. Mais, la réalité, c’est que je suis moins jeune que quand je suis arrivé, faut l’avouer. J’avais 48 ans. Je vais en avoir 62 dans quelques mois. Demandez à mes ados s’ils me trouvent si jeune…
Je sais que la jeunesse n’est pas qu’une question d’âge, que ça se passe dans la tête et dans le cœur. Absolument d’accord. Et en ce sens, je suis encore jeune (plein de projets, de rêves et d’idées vivifiantes, oui). Mais pourtant plusieurs indices m’indiquent que la vie avance, et rapidement : quand je réalise que je suis moins ‘multitâches’ qu’avant (c’était un peu ma ‘marque de commerce’), parce que chaque tâche demande plus de temps et d’effort; quand je réalise que mon énergie s’épuise plus rapidement et que, parallèlement, je dors moins bien… sans oublier que c’est beaucoup plus difficile qu’autrefois de me remettre d’une mauvaise nuit; quand la digestion est plus laborieuse et que même certains aliments –que j’ aimais tant- doivent être retirés de mon menu; quand je réalise que je commence à devoir vivre avec de ‘petits bobos’ que je ne connaissais pas avant, qui me font découvrir de nouveaux nerfs et muscles; quand je vois apparaître des sillons entre la bouche et le menton, et que mon miroir me montre que j’ ai de plus en plus de neige sur le toit… Quand j’ai la larme plus facile et les émotions plus à fleur de peau… et que parfois je pleure de fatigue. etc, etc. (je vous laisse compléter la liste), c’est que je n’ai plus vingt ans.
En cette époque où les super-héros sont adulés et où la performance est tellement valorisée, en cette époque où on investit tant d’argent et d’énergie à camoufler les signes de l’âge, je peux me sentir diminué parce que je suis moins efficace, moins productif qu’avant. Plus jeune, on me disait : ‘Un jeune prêtre! C’est super!’ Je répondais souvent que la jeunesse n’est pas une qualité en soi mais un état de vie qui passe vite. Parfois j’ajoutais : ‘Allez-vous encore m’aimer quand je ne serai plus jeune?’ J’ajoutais intérieurement ‘Vais-je m’aimer moi-même?’
Hé bien, je réponds affermativement. Je ne peux nier que je trouve parfois difficile d’accueillir mes nouvelles limites, mais j’apprends; j’apprécie l’expérience de vie que j’aie, la sagesse acquise au fil des ans. J’apprécie de pouvoir ralentir un peu le rythme pour vivre davantage le moment présent et, comme dit le dicton, pouvoir ‘sentir les roses’ au long de ma route. Je crois que c’est une erreur d’essayer de prolonger la jeunesse. Je suis convaincu que les enfants et les jeunes ont besoin de modèles et de mentors qui apprécient et goûtent toutes les saisons de la vie et ne jouent surtout pas à l’éternel adolescent.
Accueillir avec bienveillance et miséricorde ses fragilités, ses vulnérabilités et ses limites –toutes les sortes de fragilités et à tous âges, d’ailleurs- m’apparaît comme un signe de maturité psychologique et spirituelle. Plus, j’y vois un acte de confiance en notre Dieu qui nous aime tel que nous sommes, au présent, et nous accompagne dans l’acceptation sereine et positive de notre réalité, quelle qu’elle soit. Je me rappelle aujourd’hui cette pertinente pensée, que j’avais lue à quelque part : ‘Ce n’est pas parce qu’un pommier est vieux qu’il donne de mauvaises pommes!’ Hon! Je viens de dire le mot tabou , dans notre société nord-américaine: ‘vieux’! Pardonnez-moi. J’irai me confesser à un ‘vieux’ prêtre de mes amis, octogénaire, arthritique et perdant la vue, mais si sage et rempli de l’Esprit divin, sans doute plus ‘ardent, positif, intense et heureux de vivre chaque instant’ que bien des plus jeunes…

FACILITER LA TÂCHE DES AUTRES

Dernièrement, dans un épître de Saint Paul aux Corinthiens, on lisait que l’Esprit distribue ses dons comme Il le veut à chacun en particulier. Je ne crois pas avoir reçu le don de la parole et du discours mais je pense sincèrement avoir reçu celui du service.

Au début de mon engagement paroissial à Ste-Germaine-Cousin, j’ai osé pour un certain temps m’engager comme catéchète auprès des enfants tout en voyant au bon fonctionnement de la logistique des parcours. Avec Jean-Louis, on voyait également au ménage de la Salle Ronde. En 2008, quand on a fait officiellement de Ste-Maria-Goretti notre église, je me suis de nouveau engagée avec mon mari à l’entretien ménager du presbytère et des salles au sous-sol.

Je suis resté impliquée, mais de façon moins directe dans les parcours, en apportant mon aide aux inscriptions, à l’ouverture des locaux, à la rédaction des feuilles de présence et du calendrier paroissial. Je suis également présente aux célébrations des 1ères Communions et Confirmations afin d’aider à leur bon déroulement et disponible en tout temps à la maison afin de donner par téléphone les renseignements relatifs aux parcours de foi.

Durant 6 années, j’ai fait partie du conseil de fabrique comme marguillère et secrétaire. C’est une autre forme d’engagement qui est essentielle dans une paroisse.

Je me rends aussi disponible pour les lectures et le service aux messes du dimanche. Et si Jean-Pierre ou Andrée manifestent des besoins particuliers (vente de gâteaux, vente de billets de concert etc.) ils peuvent toujours compter sur moi.

Pourquoi je fais tout ça? C’est ma façon à moi de travailler à faciliter la tâche de ceux qui ont les charismes nécessaires à faire entendre et comprendre le message évangélique.
Je crois à la Famille-Église où chacun participe à la faire grandir. Je crois également à l’Église comme lieu de rassemblement et d’échange pour mieux m’épanouir dans ma foi.
J’aide à ma façon pour que notre paroisse continue à vivre longtemps et j’ai la prétention de dire que notre petite église est plus accueillante et que la grande Église est plus vivante grâce à mes humbles actions.

Lorraine Bleau

C’EST LE CARÊME. YÉ!

Mercredi, commence la période de 40 jours qui nous amènera à la Semaine Sainte et à Pâques. Ce n’est plus un secret pour personne ici que j’aime intensément ce temps de l’année.

Pour certains d’entre vous, je sais que le Carême peut avoir une connotation négative et triste. On se rappelle de durs sacrifices et privations imposés par la religion, à une certaine époque pas si éloignée. Le problème est peut-être là : ils étaient imposés de l’extérieur. Parce que, en soi, il n’y a rien de négatif à un renoncement, une privation, le jeûne ou un sacrifice, s’il est choisi par amour pour un bien ou une valeur qui m’apparaissent supérieurs et bons pour moi et ceux que j’aime. Vrai? Nous en faisons à l’année longue pour bien des raisons qui nous tiennent à cœur, comme notre vie familiale, par exemple.  Alors, pourquoi pas pour Dieu et notre foi en lui. Si c’était simplement ça, notre Carême : un temps de recentrement serein et apaisant sur l’essentiel, le Dieu de Jésus Christ, qui mérite qu’on lui accorde une première place dans nos vies.

Rien de pénible en soi dans le Carême. Peut-être que la formule utilisée autrefois lors de l’imposition des cendres a-t-elle laissé des traces ‘grisâtres’ dans nos esprits : «Tu es poussière et tu retourneras en poussière.» J’avoue que pour nos sensibilités modernes… Je demande au Seigneur de guérir votre mémoire, si besoin est. Je préfère de beaucoup, ce que nous disons aujourd’hui : «Convertis-toi et crois à la bonne nouvelle.» Tous, nous reconnaissons d’emblée notre besoin incessant de conversion, de retournement vers Dieu, qui nous aime tant et désire notre bonheur. J’adhère!

Quand le Carême et ses pratiques –choisies librement- est fait par amour, tout devient plus lumineux, comblant, motivant et source de joie. Le Carême se veut un temps de progrès spirituel qui nous réjouira quand nous en constaterons les fruits. Saint Paul parlait souvent de la vie chrétienne en terme  d’entraînement. Celui qui choisit un régime de vie qui l’amène à faire de l’exercice régulièrement, à surveiller son alimentation et à renoncer à certains plaisirs de la vie pour se construire un corps en santé, ne trouve pas cela facile tous les jours, sans doute, mais éprouve  une grande satisfaction à voir son énergie décuplée et à bénéficier d’un bien-être accru. N’en est-il pas de même pour l’esprit, pour l’âme? Nous sommes clairement des êtres spirituels que la vie moderne et ses nombreuses ‘distractions’ éloigne parfois de leurs profondeurs. Le Carême peut certainement devenir une occasion de ‘thérapie’ salutaire, de plongée en soi et en Dieu; moment privilégié de réflexion sur le sens de notre existence, temps de restauration et de rafraîchissement de l’être.

Les ‘outils’ offerts sont nombreux, durant la préparation à la première fête chrétienne. La bibliothèque paroissiale en regorge. Internet offre même des retraites à domicile, directement dans votre boîte de courriel. Nous aurons dès le 6 mars, la page ‘Carême’ sur notre site (www.germaineETmaria.org/careme). Dans notre belle église-oasis, nous vous offrirons des célébrations, des ressourcements et des événements adaptés, riches en contenu. Il n’en tient qu’à vous d’en profiter. Personne ne peut le faire à votre place. Libérons-nous donc de la vision ancienne du Carême dans laquelle nous sommes peut-être bloqués pour découvrir une toute nouvelle dimension, éclatante de vie, de ce temps de vie ecclésiale et évangélique intense.  Ne cédons pas à la passivité; 2019 ne reviendra jamais. Si on décidait d’en faire une année décisive et inoubliable de notre cheminement dans la foi catholique? Je vous souhaite une abondance de grâces!

PROTECTION DES PERSONNES VULNÉRABLES

À l’occasion de la rencontre internationale au Vatican au sujet de la protection des mineurs, voici un article à ce sujet, paru en 2017, sur le site de Radio-Canada. Précisons que Carmen, Andrée et moi avons reçu la responsable du service* dans notre diocèse pour une formation/information, et avons adhéré à ce programme il y a deux ans déjà. 

« L’archidiocèse de Montréal implante une nouvelle politique afin de protéger les enfants et les personnes vulnérables. Les prêtres et des employés laïques devront ainsi observer un code d’éthique strict qui leur interdira dorénavant de se retrouver seuls avec des enfants, en plus de devoir fournir leurs empreintes digitales pour continuer d’œuvrer auprès de personnes vulnérables.

« C’est 10 étapes qui sont mises en place par le diocèse de Montréal pour protéger les personnes vulnérables, que ce soit des enfants, des malades ou des personnes âgées », explique le curé de la paroisse Saint-Luc à Dollard-des-Ormeaux, Bertrand Montpetit en entrevue à RDI.

Le diocèse s’est notamment inspiré des politiques de certaines associations sportives.

Le diocèse vérifiera désormais les antécédents judiciaires des prêtres et de certains employés en plus d’exiger leurs empreintes digitales. Ils ne pourront plus détenir des photos de mineurs dans leur téléphone et se retrouver seuls en présence de mineurs. « Ça va loin, mais je pense que c’est important. L’idée, c’est de protéger toute personne vulnérable, poursuit M. Montpetit. »

Une politique de continuité

« Elle est nouvellement annoncée, mais ce n’est pas nouveau, poursuit-il. Déjà au début des années 1990, l’archevêque Mgr [Jean-Claude] Turcotte nous avait rencontrés – lors d’une rencontre avec tous les prêtres – et nous avait dit très clairement : “c’est tolérance zéro”. On nous avait également dit que nous devions dénoncer toute forme d’abus dont nous pourrions être témoins», ajoute M. Montpetit.

  1. Montpetit souligne que ces mesures protègent également les prêtres et les employés de l’Église contre de fausses allégations. « On protège tout le monde avec ça, c’est une bonne démarche », estime l’ecclésiastique.
  2. Montpetit convient que certaines personnes sont un peu réfractaires à cette nouvelle procédure. Des gens qui oeuvrent au sein de l’organisation depuis longtemps comprennent difficilement qu’on leur demande maintenant toutes ces précautions. « Je crois que nous devons tous montrer patte blanche et si on n’a rien à cacher, on accepte cette procédure », estime-t-il.

Le curé de la paroisse Saint-Luc rappelle que le diocèse de Montréal n’est pas le premier à se doter d’une telle politique au Canada. Il cite notamment le diocèse de Toronto qui a mis en place une procédure similaire depuis quelques années. « Mais nous sommes l’un des premiers au Québec », précise M. Montpetit.

Issue d’un projet pilote, la politique sera désormais appliquée dans l’ensemble des paroisses montréalaises. »

*Marianne Kallini

LA P’TITE PASTO – TÉMOIGNAGE


Ce parcours de foi pour les 0-6 ans se vit grâce à une implication et un partage des tâches au sein d’une équipe dévouée de bénévoles. La catéchèse déjà préparée et adaptée (merci à Carmen Cloutier) est animée conjointement par nous, Renée et Sylvie. Nous pouvons compter sur la présence de bénévoles à l’accueil, à la surveillance de la salle de jeux, à la musique, à l’animation, à la collation, et autres. Nous sommes petits à la P’tite Pasto, mais on a grandement besoin des grands ! Les activités proposées sont de belles suites enrichissantes et concrètes à donner au baptême. Rendez-vous mensuel, ce parcours est proposé en libre choix aux familles de la pastorale du baptême et de la communauté.
Renée : « Je m’y implique car j’ai à cœur que les familles connaissent le Seigneur et qu’elles arrivent à lui faire beaucoup de place dans leur vie quotidienne. Apprendre à un jeune enfant à faire son signe de croix me replonge dans mon propre baptême.
Parler de Dieu avec les enfants m’apporte beaucoup de joie et de paix. Mon engagement au sein de la communauté remplit mon côté altruiste.
Je me dévoue pour une cause qui me tient à cœur : la transmission des valeurs chrétiennes catholiques. En étant ancrée dans la Nouvelle Évangélisation (merci Jean-Pierre, pasteur), je fais ainsi « fructifier » l’héritage que j’ai reçu en donnant au suivant. »
Sylvie : « J’apprécie ce parcours car il permet aux tout-petits d’éveiller tout doucement leur foi de façon ludique et il est une ressource pour les parents permettant d’approfondir leur foi et jouer leur rôle d’éducateurs de la foi.
Pour moi, la famille est et sera toujours au cœur de ma vie. La P’tite Pasto me permet de rejoindre des familles d’aujourd’hui, dans leur quotidien, avec des préoccupations semblables et/ou différentes des miennes. L’idée de penser que je peux, par les animations, les soutenir dans l’éducation à la foi de leur enfant donne tout son sens à mon action bénévole. J’adore les activités proposées car elles sont variées et toujours très près des besoins et des intérêts des tout-petits et des familles. Elles outillent les familles pour parler de Jésus à la maison et le rendre présent, bien vivant au cœur de la maisonnée.
Renée et Sylvie : Nous éprouvons une grande joie lorsque des enfants nous parlent de Jésus, de leurs actions concrètes, qu’ils s’émerveillent, qu’ils vivent un moment privilégié avec leurs parents, qu’ils partagent, qu’ils bricolent, qu’ils prient. De belles valeurs chrétiennes y sont vécues concrètement et simplement. Elles sont un bel héritage à transmettre… Nous sortons d’une P’tite Pasto vivifiées, avec un cœur d’enfant rempli de bonheur, prêtes pour le grand monde…
Oui, ce parcours alimente notre foi tout en faisant de nous de meilleures personnes par l’accueil, l’écoute, la rencontre de l’autre… Les tout-petits ont beaucoup à nous apprendre, les jeunes familles aussi. La P’tite Pasto est l’engrais qui nourrit la semence de la foi… Sylvie aime bien parler de la P’tite Pasto comme étant l’activité idéale pour bâtir des fondations de foi solides et sur lesquelles s’appuyer. Pour illustrer, souvenez-vous de la p’tite maison blanche au Saguenay lors du déluge de 1996…

LA P’TITE PASTO (1) – La genèse

Voilà 9 ans que, dans notre communauté chrétienne, nous offrons ce parcours d’éveil à la foi pour les petits jusqu’à 6 ans. Christiane Boulva, l’une des conceptrices de la p’tite Pasto (que nous avons eu le bonheur de rencontrer lors d’un congrès diocésain de catéchèse), écrit :

«Créée par des familles, La P’tite Pasto ravit les familles, qu’elles soient proches ou éloignées de l’Église ! Démarrée avec succès dans plus de 125 communautés chrétiennes à travers 18 diocèses du Québec, cette activité parent-enfant a fait ses preuves. Alliant plaisir et éveil à la foi et toujours très près de leurs besoins et de leurs intérêts, elle permet de rejoindre les familles dans leur quotidien et de doucement leur faire découvrir l’importance de la foi au cœur de leur vie.

La P’tite Pasto offre des outils clés en main très détaillés facilitant la mise sur pied et l’animation de ce parcours de 60 rencontres offertes (ndlr : dans notre paroisse, nous offrons l’activité 10 fois par année) sur un cycle de trois ans.»

Je me rappelle les commencements ici: j’avais connu ce projet à la paroisse Saint-Claire, dans l’unité pastorale où j’étais vicaire. Je me souviens que des personnes étaient venues présenter le tout, avec dynamisme et conviction à la communauté présente pour la messe dominicale. Ça m’avait beaucoup intéressé. Quand j’ai été nommé curé ici, je gardais ce désir au coeur de voir naître ce projet dans notre paroisse. Voilà que Carmen me partage un jour qu’elle a vécu une session pour les RSE et qu’on y présentait ‘la p’tite Pasto’ (le matériel, le déroulement, etc.). C’était pour moi le signe attendu, la porte ouverte. Carmen était d’accord pour qu’on lance ce parcours. Comme beaucoup, nous trouvions qu’il y avait un grand vide entre le baptême et le début des parcours de catéchèse à 7 ans… Deux mamans de notre paroisse, Renée et Sylvie, ont alors généreusement accepté de prendre ça en main et même de l’offrir en lien avec la démarche de préparation au baptême (dont elles sont aussi responsables) soutenues par Carmen (appropriation et adaptation du contenu déjà fourni) et moi-même, sans oublier plusieurs dévoués bénévoles tout au long des années (pour l’accueil, la salle de jeux, la musique sur CD, etc). Chaque fois, depuis février 2010, la p’tite Pasto est un moment de joie et de lumière, dans notre communauté !

Jusqu’à ce que je me retrouve seul prêtre ici en février 2016, je me faisais non pas un devoir mais un plaisir d’être présent à toutes les activités (où je présentais le sens du parcours, au début, et où je participais parfois à l’animation), assidûment. Seules des funérailles en matinée m’amenaient à renoncer à y être. Depuis trois ans donc, je ne peux être là pour toute la durée de l’activité (surtout lorsque j’ai d’autres engagements dans la journée et la soirée, qui demandent temps, préparation et énergie) mais je me plais à être quand même présent pour l’accueil des participants, de 9h30 à 10h environ. C’est un beau contact avec nos jeunes familles, particulièrement celles dont je baptiserai éventuellement leur enfant. Je prie toujours pour que davantage de familles de chez nous participent à cette activité  agréable et enrichissante à bien des points de vue! Heureuse 10e année qui commence, à toute l’équipe et à tous les participants !

Je vous invite à lire, la semaine prochaine, le témoignage personnel de Renée et Sylvie, à ce sujet.