PARLER EN IMAGES

Je suis de la génération de l’avènement de la télévision. Ma mère  me disait que j’étais fasciné, entre autres, par ‘Maman Fonfon’. Devant la télé, j’étais totalement absorbé. Une bombe aurait explosé près de moi et je n’aurais pas bronché… Depuis cette époque de la grosse télé-meuble, en noir & blanc, beaucoup de progrès ont été accomplis dans cette technologie (je voyais récemment, dans une circulaire, un écran de 82 pouces!!!!).  Par contre, aujourd’hui, la télé perd un peu de terrain en faveur des autres écrans, téléphones intelligents, tablettes et ordis, surtout chez les jeunes; mais ce qui demeure de cette pionnière : le langage visuel omniprésent et puissant dans son influence sur nous. En d’autres mots, nous sommes plus que jamais la civilisation de l’image. Ce n’est pas près de changer…

Notre  Jésus lui-même avait un charisme, un don étonnant de ‘parler en images’. Ou, en d’autres termes, son discours ‘faisait image’. Pensons à ses célèbres paraboles. En l’entendant, les gens devaient voir comme un petit film dans leur tête. Et grâce à leur imagination, ils pouvaient devenir le ‘héros’ de l’histoire racontée, s’identifier à l’un ou l’autre des personnages, se reconnaître dans une situation, etc. L’image ne fait pas d’abord appel au raisonnement, mais aux sentiments. On comprend que Jésus voulait prioritairement rejoindre le cœur de ses auditeurs. Une fois touchés, les personnes pouvaient continuer leur réflexion via leur pensée, leur raisonnement, bien entendu. Le monde de la publicité a compris cela depuis longtemps : on fait prioritairement appel à l’émotion. C’est ‘vendeur’. En passant, vous savez que les vitraux des grandes cathédrales (du Moyen Âge, p.ex.) servaient d’enseignement catéchétique pour les personnes ne sachant lire? L’image s’imprègne dans tout notre être, en fait. La sens de la vue demeure un chemin privilégié vers l’âme, pour le meilleur… ou pour le pire, parfois.

Depuis décembre 1999, j’ai intégré la projection d’images dans mes liturgies. Le déclencheur : notre archevêque de l’époque, Jean-Claude Turcotte, qui nous offrait un message pour l’an 2000, par vidéo-cassette. Et il demandait aux curés, si c’était possible techniquement, de présenter ce clip aux assemblées dominicales. Comme, en plus d’être pasteur à St-Sulpice, j’étais responsable de pasto-jeunesse, j’ai fait appel à mes collaborateurs et collaboratrices pour proposer qu’avec le budget de ‘Mission-Jeunesse’ (nom qui a été ensuite utilisé au niveau diocésain) on achète un projecteur et un écran qui pourraient servir ensuite pour les activités jeunesse. Nous ramassions bon an mal an environ 12,000$ pour M-J (sans compter ce que nous recueillions pour notre participation aux Journées Mondiales de la Jeunesse), et on se disait que ces nouveaux outils seraient appréciés par les jeunes. Ce fut fait avec enthousiasme et fut très prisé par la communauté qui, après la présentation du message de notre évêque, en redemandait. J’ai fait installer un écran permanent dans notre vénérable église, et nous sommes passés du projecteur d’acétates à une projection de magnifiques images/paroles de chants à chacune des eucharisties.

Ça fait donc presque 20 ans (!!!), dont 13 ans ici, que j’utilise cet extraordinaire medium en Église. Cela me demande du temps, bien entendu, mais, comme je l’expliquais à un membre de la communauté, cela sollicite mon besoin constant de créativité, ma nature artistique, mon amour de la photographie (j’ai eu mon premier appareil 35mm à mes 18 ans) et, surtout, mon amour de Dieu et de sa Création. Lorsque je fais le choix des images à projeter, je médite la Parole, j’écoute la voix de l’Esprit, je loue le Seigneur pour sa Beauté; mon âme est tranquille, dans un état de joie spirituelle, de contemplation et d’adoration.

Présentement, j’en suis à environ 4,500 images et vidéos dans ma ‘bibliothèque’ d’images prêtes à la projection sur deux écrans (une technologie spécialisée, ‘DUAL HEAD’, différente de PowerPoint, utilisant un logiciel propre aux Églises), sans oublier les 17,000 images dans ma médiathèque et les milliers de vidéos accumulés au fil des ans.

C’est ainsi que nous pouvons devenir de plus en plus ‘Sages comme des images’… du Christ et de son message?

Le SSABO

Je veux d’abord commencer en disant merci à Jean-Pierre de nous donner la parole pour célébrer ce que nous vivons au SSABO/Maria Goretti. Si vous suivez la page Facebook animée par Jean-Pierre, vous avez la chance de nous suivre dans nos activités.

Ici, à Stes Germaine Cousin et Maria Goretti, notre groupe a vu le jour il y a 7ans grâce à quelques paroissiens qui demandaient des activités de ressourcement spirituel et grâce à l’intuition de notre pasteur.

J’aime bien préciser que le SSABO est un organisme à but non lucratif dont les services se sont graduellement développés depuis plus de 20 ans dans le but de fournir un accompagnement spirituel favorisant l’équilibre mental, le sens de l’appartenance, la croissance et l’estime de soi dans un esprit de respect et de fraternité.

Ça veut-dire quoi SSABO ?!?! Services Spirituels À Bras Ouverts. C’est tellement merveilleux de voir ce que ça produit dans la réalité. Ici, nous nous rencontrons à chaque 3e mercredi du mois. Dès 12h30 les personnes qui le veulent se réunissent pour partager ce qui s’est transformé en repas complet grâce à la participation des membres. Certains apportent de la nourriture physique et d’autres nourrissent notre esprit par des textes, des objets symboliques et même tout ce qu’il faut pour mettre de la joie et des rires à la rencontre. Nous sommes devenus une belle famille où chaque personne se sent reconnue et acceptée sans jugement, gratuitement, avec amour. « Voyez comme ils s’aiment », dirait Jésus. Nous apprécions beaucoup la présence fidèle et fraternelle de Jean-Pierre. Voilà une famille toujours ouverte à accueillir un p’tit nouveau…

J’en suis l’animatrice pour proposer des thèmes en lien avec le thème de l’année. Mais ce qui fait qu’ensemble on peut grandir (croître), c’est le partage du vécu de chaque membre dans la confiance, le respect et la discrétion. Au fond, le véritable Animateur, c’est l’Esprit qui éclaire le cœur de chaque participant.

Mais, on ne fait pas que parler…on s’exprime aussi par des chants, des prières, des lectures de textes religieux ou spirituels. Ensemble, nous développons une écoute personnalisée, une attention fraternelle et une belle compassion. Autant de manières de semer et de laisser grandir en toute liberté ce qu’il y a de meilleur en chacun.

Si cette page vous donne le goût de venir essayer nos SSABO, le prochain rendez-vous a lieu mercredi soir, le 12 décembre dans l’église à 19h. Nous vous offrirons un petit ressourcement à notre manière sur le thème de : la foi de Marie.

À bientôt, Francine Baudelet

« Faites vite! »

On sort à peine du vendredi fou et du cyber lundi. Essoufflant! Je n’ai jamais tant reçu de courriels en quelques jours. Et on nous pousse à acheter en nous disant sans cesse : ‘le décompte est commencé! Dépêchez-vous, ces aubaines ne durent que quelques heures! Faites vite, il ne reste que peu de temps avant la fin des soldes! Quantités limitées! Ne manquez pas cette opportunité!’ Ouf.

On crée vraiment un événement. On suscite un emballement –artificiel- qui est, en fait, le fruit d’une forte pression de ne pas passer à côté de ce qui ne reviendra pas! On dit que les québécois achètent pour 1 milliard (vous avez bien lu!) de dollars lors de ce week-end ‘fou’ de quatre jours d’hyper-consommation.  C’est fort. Victoire du marketing.

Je me dis parfois que j’aimerais que la foi suscite un tel engouement. Que la messe soit tellement un événement qu’il y aurait une file d’attente devant l’église. Que les gens se ‘bousculeraient’ aux portes pour avoir les places en avant dans notre lieu de culte. Certains auraient le goût de me dire ‘Tu en as fumé du bon, mon curé!’ Non. Je suis très conscient que ça n’arrivera pas, mais un gars a le droit de rêver. Je trouve que ce que nous offre le Seigneur est tellement supérieur à tout ce que le commerce peut nous offrir. Je sais. Ce n’est pas nouveau. Ça n’a pas l’attrait de ce qui vient de sortir sur le marché. Y a la messe régulièrement et ça se ressemble d’une fois à l’autre,’rien de neuf sous le soleil’. Si on n’y va pas cette semaine, ce n’est pas comme pour le ‘vendredi fou’ qui n’arrive qu’une fois par année, l’aubaine qu’on ne retrouvera plus! On ira la semaine prochaine, peut-être,  c’est pas grave. Ah bon.

Et s’il n’y en avait pas, de semaine prochaine, pour moi? S’il ne me restait que quelques heures à vivre, sans que je le sache. Si je le savais, est-ce que ça changerait quelque chose dans mes choix de vie, dans mon ordre de priorité? Sans doute. Comment utiliserais-je les heures qui me restent? À surfer sur internet à la recherche du produit rêvé, au meilleur prix? Ou bien à rencontrer tous ceux que j’aime pour leur manifester mon amour et leur laisser un dernier message, vital, crucial, nourrissant, aidant? Allons faire un tour à la Maison Adhémar-Dion et faisons notre sondage. Vous connaissez la réponse autant que moi, bien sûr. Et Dieu, lui, dans tout ça… Peut-être aurions-nous l’élan de lui faire beaucoup de place et de lui demander de nous accompagner dans ce Grand Passage qui mène à la Communion éternelle avec Lui. Si j’ai la grâce de voir venir ce moment (je la demande tous les jours, dans ma prière), il me semble que j’aimerais alors faire un bilan de ma vie, afin de dire merci pour toutes les bénédictions, les cadeaux spirituels, l’Amour divin inconditionnel et  autres manifestations de sa Présence dans ma vie; tout en demandant Pardon  -à Dieu et à vous, mes frères et sœurs- pour toutes les fois où j’ai manqué d’amour, de foi et d’espérance; toutes les heures que j’ai gaspillées à des futilités en négligeant l’essentiel.

En ce premier décembre commence le temps de l’Avent. Si  c’était mon dernier? Qui sait? La vie est si fragile. Je ne vis pas dans la peur de la mort, pas du tout. Je ne fais que prendre conscience que je n’ai pas de temps à perdre pour des choses secondaires. Je sais mieux que jamais ce que je veux et ce que je ne veux plus vivre. J’ai envie de remplir ma vie d’amour et de rencontres, de spiritualité et d’intimité avec mon Seigneur. J’aspire à ce que cet Avent soit mon plus riche, mon plus intense jusqu’à maintenant, non pas dans le magasinage et l’épuisement à tout faire selon les diktats du temps des Fêtes commercial, mais dans l’approfondissement du vrai message de la Nativité, de l’Incarnation de Dieu parmi nous, et le partage, dans la Joie véritable, de cette Bonne Nouvelle pour mes sœurs et frères qui en ont faim.

DÉVELOPPEMENT & PAIX

Développement et Paix, Secours aux lépreux, La Maison du Père, Les Petits Frères. Comme mes lunettes ont deux foyers, pour voir de près et de loin, je veux supporter des organismes d’aide ici et ailleurs. Je connais Développement et Paix depuis nombre d’années et m’y suis engagé en 1997, dans l’équipe de Repentigny, lieu de mon domicile d’alors. À Sainte-Maria depuis 12 ans.

Deux paroles soutiennent mon action : Isaïe 58, 7-10 : « Ne te dérobe pas à ton semblable. » (« Ne te détourne pas de celui qui est ton frère ».) Et Matthieu 25, 31-46 : « Ce que tu as fait au plus petit … »

C’est une façon d’être reconnaissant, car je me considère choyé : études, bon emploi et bons revenus, bonne santé, bon ménage, bonne retraite . . . . . . Qu’est-ce que j’ai fait pour « mériter » tout ça ??? Pas grand-chose ! C’est un joli cadeau. Merci.

Développement et Paix me permet d’ouvrir mes horizons, de me décentrer, de m’éveiller à la réalité de frères et sœurs du Sud. Je suis de la même race, de la même « humanitude », je n’ai pas le droit d’être heureux seul. Je peux changer quelque chose, à ma mesure, même si ce n’est pas beaucoup. Si chaque goutte d’eau se disait : « je ne vaux rien », la mer serait vide.

Je ne suis pas du type fonceur mais plutôt timide et réservé. La tentation d’abandonner est souvent présente… mais l’ardeur de notre pasteur m’aiguillonne et me redonne courage et force.

Ce qui est formidable c’est que je puisse apporter un mieux-vivre à des frères et sœurs lointains, un mieux-vivre essentiel à leur survie, sans que cela me coûte un bras! L’ouverture aux moins bien nantis, le souci des plus miséreux, fait partie intégralement de ma vocation de disciple de Jésus. Enfin, je tente de m’y brancher, de m’ajuster à son invitation.

Développement et Paix me permet, deux fois par année, de mettre ma foi en action parce que la foi en pensée et parole, c’est bien, mais le Seigneur demande du concret au service des frères et sœurs. La gloire de Dieu, on pourrait dire son bonheur, est que l’homme soit vivant, en plénitude, qu’il soit debout.

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? Isaïe 58 …

Être répondant de D.P. en paroisse n’est pas une tâche si lourde… mais je ne suis pas « éternel » et de la relève serait appréciée, pour que notre communauté demeure solidaire en humanité.

Grand merci à notre pasteur qui nous tient éveillés, qui s’engage à plein, et pas seulement pour Développement et Paix.

Paix et Joie . . . Jean-Yves Brault

SASMAD…Accompagner

Il y a tant à dire, il y a tant de silences à garder, tant de place à faire à l’autre… SASMAD… Ce n’est pas qu’un acronyme, ce sont des gens qui ont choisi d’être là auprès de celles et ceux qui sont seuls, malades ou âgés. Ces gens forment une équipe de 13 femmes et hommes qui offrent une présence respectueuse et réconfortante, une écoute attentive. Ils sont là , ils accueillent la personne visitée, son histoire, ses émotions, ses besoins de réconciliation avec soi, les autres et Dieu. Ils sont là, respectueux de la personne, de ses croyances, de ses us et coutumes. Les gens de ce groupe ont été formés et continuent au cours de chaque année à recevoir différentes formations en lien avec leur activité afin de nourrir leur accompagnement.

Ils sont aussi un groupe sécuritaire pour les personnes visitées parce que chacun d’eux a vu son dossier vérifié par la police. Notre petit groupe arpente P.A.T jusqu’aux limites de Montréal -Est. Quelques -uns œuvrent aussi dans les différentes résidences de Pointe – aux -Trembles, à l’hôpital Le Gardeur et à la Maison Adhémar -Dion. Toutes et tous partagent un même but. Pour eux, les mots qui représentent le SASMAD sont : réconfort, accueil, confidence, secret, compassion, respect de l’autre, acceptation de l’autre, support dans l’épreuve, solidarité, confiance, espoir en la vie, service de cœur, écoute…

Je crois que la divinité de Jésus donne à notre mouvement toute son humanité, que n otre relation à Jésus teinte nos agirs. Qu’est -ce qui nous a menés là, chacune et chacun de nous? C’est notre foi en Jésus aimant, en Celui qui s’est tourné vers les délaissés, les souffrants… Le SASMAD peut se résumer en une parole de l’Évangile de Jésus – Christ selon St -Marc (10, 17 -30) : « Jésus posa son regard sur lui, il l’aima ». Jésus est Celui qui écoute, qui nous regarde, qui ne juge pas. Il est amour, Il est rassurant, Il est accueillant, Il est là… Jésus c’est aussi la joie, le bonheur. Jésus savait être heureux, il aimait accueillir, il aimait donner et aussi recevoir . Notre groupe c’est Jean -Pierre, Dominique, Gilles, Monique, Yolande, Louise, Jacqueline B., Roger, Jean -Louis, Jacqueline S., Florent, Yvon et Ginette. Nous avons toutes et tous le goût de rencontrer Jésus à travers celles et ceux que nous visitons. Jean -Marc Barreau a dit : « Notre âme vit en nous, Jésus vient s’y installer petit à petit ». Visiter une personne seule, malade ou âgée c’est aussi recevoir, ce n’est pas seulement donner.

Ginette Frégault, répondante PAT / Mtl -Est.

LA RUCHE

Sans aller dans les détails scientifiques, nous savons que la ruche est un milieu de vie très organisé, pour une multitude d’abeilles. Chacune d’entre elles accomplit sa mission avec diligence, pour la vie de la Reine et le bien commun de toutes les habitantes du lieu.
On peut faire des parallèles avec la vie d’une communauté chrétienne. Tous ses membres sont au service du Roi des rois, et au service du bien commun de la famille-Église. Chacune et chacun accomplit sa tâche avec efficacité et, contrairement aux abeilles, non pas par instinct de survie, mais par choix libre, amour et conviction personnelle.
Comme pasteur, je suis toujours profondément touché par l’énergie, le temps, le talent, l’amour investis dans la vie de notre paroisse. De l’extérieur, on n’a qu’une vision partielle de ce qui se vit ici et on ne peut probablement pas apprécier à sa juste mesure la valeur et la grandeur de ce qui se vit à l’interne. Même les pratiquants réguliers ne voient pas tout ce qui se déroule en coulisse : c’est du sept jours/semaine : les réunions, les préparations, les formations, les lectures, les recherches, les rencontres individuelles, les appels téléphoniques, les courriels, les travaux mineurs ou majeurs et les bricolages (comme les différents décors et ambiances selon les saisons, les fêtes, les événements), la présence sur internet, l’accueil au secrétariat, tout le volet financier pour rester ouverts et efficaces, sans oublier la prière quotidienne dans laquelle est portée toute cette action évangélique. Et j’en passe.
Je prends comme exemple concret, et récent : la vente de produits-maison. Ce fut un succès grâce au travail d’une quantité exceptionnelle de paroissiens qui préparent l’événement depuis des semaines, que ce soit pour le publiciser, le coordonner, s’assurer de la collaboration de cuisiniers bénévoles, faire les achats des prix pour le tirage, installer les tables et les accessoires, trouver des personnes qui soient présentes sur place pour l’accueil des ‘clients’, démanteler le tout à la fin et compter les sous; et que dire des sept personnes qui ont partagé avec nous de magnifiques photos pour nos cartes, tellement appréciées! Merci et bravo à toutes et tous, trop nombreux pour les nommer.
Vous savez quoi? On constate la même chose pour tous les projets, tous les événements, dans tous les volets de notre vie communautaire chrétienne (Éducation à la foi – Fraternité – Célébration – Rayonnement)! Quoiqu’en pense la société actuelle, un tel constat est édifiant et m’amène à l’action de grâces! Sans aucun doute, ce que nous vivons ici s’avère un apport indispensable et irremplaçable dans la vie de nos familles, de notre quartier, de notre monde. Grâce à Dieu, par tout ce vécu, levain dans la pâte, Christ est vivant, son message et son Royaume continuent de se répandre et de grandir!
+++++++En ce sens, nous avons commencé, dans le dernier semainier, à vous présenter des témoignages personnels de gens qui sont en responsabilité dans la paroisse (nous avons débuté, les 27-28 octobre avec «L’Aventure de l’Évangile»). Si c’est votre cas, vous serez sans doute approchés prochainement à cet effet. Généralement, ces textes alterneront avec mes articles. Merci!

L’AVENTURE DE L’ÉVANGILE

L’Aventure de l’Évangile est essentiellement «Un dialogue avec ma vie et la Parole de Dieu», mais encore!

Les participantes et participants de notre groupe se sont exprimés lors de notre rencontre à savoir ce qui les fait vivre comme chrétiennes et chrétiens dans un regard humain, personnel et de foi, selon l’invitation de notre pasteur Jean-Pierre.

Pour l’une nouvellement arrivée dans le groupe, ce qui l’a touchée est l’accueil gratifiant dans le respect et la paix sans oublier l’immense bonheur de recevoir en cadeau la Bible des Peuples.

Pour d’autres c’est le plaisir d’aborder divers sujets sous divers angles selon la richesse des commentaires lors du partage.

C’est aussi l’appartenance à un groupe où il nous fait si bon nous retrouver ne nous sentant dorénavant plus seuls chacun chez soi, mais accompagnés et compris dans notre cheminement de foi : c’est un apprentissage très enrichissant avec les uns et les autres dans les combats et les difficultés de la vie exprimés, se sachant reçus inconditionnellement dans ce que chacune et chacun est.

Nous sommes tous animés d’une même passion nous «raccrochant» à l’Évangile qui sait nous guérir, rayonner et pacifier intérieurement quels que soit les sujets abordés : nous vivons manifestement une grande solidarité chaleureuse faite de compréhension, réconfort et soutien : c’est toujours avec une très grande hâte et une joie indéniable que nous anticipons nos rencontres.

La Joie de l’évangile nous éclaire plus que n’importe quelle lumière à travers même nos détresses, désarrois et tristesses selon les circonstances de notre vie.

Enfin, l’Aventure de l’Évangile se vit dans un contexte des plus convivial, chaleureux et dans un doux bonheur de se savoir sur la route des uns et des autres dans cette confiance mutuelle d’accueil, d’écoute et de sollicitude.

Pour l’animatrice que je suis, l’Aventure de l’Évangile est avant tout un appel reçu dans la foi par le Seigneur à «quitter mon confort», offrant l’intimité de ma maison pour devenir un lieu où il fait bon de «proclamer sans cesse Jésus, le Christ, le Bon Berger, Jésus debout dans la clarté» dans cet immense privilège qui m’est donnée de vivre de la confiance indéfectible des participantes et participants à mon égard.

Comme le disait si bien une des nôtres, le tout est « assaisonné» à la saveur des chants qui viennent compléter nos échanges et partages contribuant ainsi à nous permettre de méditer et intérioriser ce qui s’est dit à la lumière de l’Esprit Saint.

Mais pour vivre le tout dans une joie ineffable, il nous a fallu «oser» l’Aventure de l’Évangile. Et vous?

Colette Bourdages

LÉGAL ET/OU MORAL?

Dans mes cours universitaires de bio-éthique, on disait que ‘légaliser quelque chose ne signifie pas que celle-ci est forcément morale… sauf dans la tête des gens’. Effectivement, quand une société décide de légaliser un produit ou un comportement, beaucoup de personnes y perçoivent un message de légitimisation.
C’est peut-être le cas pour la marijuana qui a été légalisée (avec des restrictions, bien sûr), cette semaine.
Mon propos d’aujourd’hui est surtout ceci : ce n’est pas parce que les instances gouvernementales légalisent quelque chose que cela est automatiquement bon pour moi et pour la société. Il peut y avoir derrière ça d’autres intérêts que mon bien personnel et le bien commun. En doutez-vous, en ce qui concerne la mari? D’entrée de jeu, je vous le dis, j’ai toujours été contre cette légalisation. L’argument que cela enlèvera ce gros marché au crime organisé ne me convainc pas… Je ne suis pas ‘inquiet’ pour celui-ci… Il trouvera malheureusement toujours le moyen de s’enrichir avec ça. Et ils offriront d’autres produits, plus forts, plus dangereux. Ce n’est pas ce qui manque en ce bas monde. Je suis assez convaincu que le premier objectif du gouvernement était surtout, tout comme pour les loteries, de s’enrichir vite et facilement. Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi, j’exprime une opinion personnelle.
Dans notre monde déjà complexe et souffrant, avions-nous vraiment besoin de cela? En tant que père spirituel, ça m’inquiète, particulièrement pour nos jeunes. Plusieurs spécialistes s’entendent pour dire que le pot pourrait avoir des effets négatifs graves et à long terme sur le cerveau des personnes en croissance, en bas de 21 ans. Dans les hautes instances, on semble faire l’autruche là-dessus… Est-ce parce que le dieu argent séduit davantage que le bien de notre société? Il parait que cette promesse aurait aidé le gouvernement fédéral actuel à prendre le pouvoir… Mais qu’allons-nous récolter comme fruits de cette initiative? Alors qu’on gagne du terrain dans la lutte au tabagisme (au point de faire de la cigarette un ‘tabou’ sociétal) ou à l’alcool et autres dangers relatifs à la conduite automobile, on ouvre, sans scrupules, la porte à cette drogue…
La question de la marijuana n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Notre société change à haute vitesse. La question à se poser, quand on est disciple du Christ, c’est d’abord si ce qui est promu socialement va dans le sens de mes valeurs chrétiennes; est-ce conforme à l’enseignement des Écritures et de l’Église? Ce que je viens de nommer ne semble plus constituer, pour beaucoup, un cadre de référence pertinent. Clairement, je ne peux imposer la vision chrétienne catholique à toute une société. Mais je peux sans doute choisir, sans l’imposer aux autres –qui sont souverainement libres aussi- de vivre ma vie autrement que la masse, de ramer à contre-courant, même de rejeter certains choix qui sont faits par l’ensemble. Rejeter, non pas les personnes, ce ne serait pas évangélique, mais ce qui –comme disent la Parole de Dieu- contrit l’Esprit. On comprend qu’un profond discernement est nécessaire dans une culture où tant de choix sont à notre portée. Mais je ne suis en rien obligé d’accepter la pression sociale et d’adopter en bloc la culture ambiante si, avec un sain esprit critique, et avec une conscience droite nourrie par mon lien avec le Seigneur, j’y décèle des dangers pour ma foi et mon âme, mon bonheur, ma santé globale –et celle des autres. Je demande d’être respecté dans ma différence, comme je le fais moi-même pour mon prochain. Au final, bien certainement, la valeur évangélique ultime, c’est l’Amour. Mais l’Amour ne signifie certainement pas choisir la voie la plus facile, le plus petit dénominateur commun, sans réflexion, superficiellement, aveuglément. Nous avons été dotés d’intelligence et de volonté par le Créateur. Nous sommes appelés à nous en servir sérieusement. Cela a des impacts ici-bas et pour l’éternité.
Voilà un sujet qui n’a pas fini de faire couler l’encre. Je résume beaucoup, ici. Je ne veux pas ainsi déclencher de malaises parmi vous mais simplement susciter la réflexion. Je voulais évoquer quelques éléments à approfondir, au sein de ce système de ‘droit’ qui a ses forces et ses beautés, mais aussi ses limites, et doit laisser place à la saine dissidence, appelée à se vivre dans la tolérance et la non-violence. Que Dieu nous protège et nous éclaire.

À MES CHERS ‘DISPARUS’

Il y a ceux qui nous ont quittés pour un monde meilleur. Une moyenne de 15 funérailles dans notre église, chaque année, depuis 13 ans que je suis ici; sans compter les personnes décédées dont on n’a pas nécessairement été avertis ou qui n’ont pas eu leurs funérailles ici… Beaucoup de monde… Dur pour un cœur de pasteur.
Il y a ceux qui ont déménagé, souvent parce qu’ils quittaient leur logement ou vendaient leur propriété dans la paroisse en raison de leur âge, leur santé, et autres raisons. Souffrant aussi pour un cœur de pasteur.
Mais le plus douloureux, c’est lorsque, du jour au lendemain, des gens qui pratiquaient ici très régulièrement disparaissent du décor sans qu’on sache pourquoi. Pour un cœur de pasteur-père, sensible, voilà ce que ça donne comme questionnement : ‘Qu’est-ce que j’ai fait?’ ou ‘Qu’est-ce que je n’ai pas fait?’. J’ai peut-être blessé par des paroles… ou des silences? (Comme dit la chanson ‘Je n’suis qu’un homme, rien qu’un pauvre homme’…) Y a-t-il eu malentendu? Les personnes ont trouvé mieux ailleurs? Plus intéressant? Plus jeune? Plus ‘cool’? De la nouveauté attirante, alors qu’après tant d’années, le ‘vieux’ curé radote toujours les mêmes dadas ici? Ils n’aiment pas mon style, mon approche, mes homélies, ma vision pastorale, mon genre décontracté, ma voix chantée ou parlée? Quoi alors?!
On me dira : ne prends pas ça personnel. Ce n’est pas nécessairement relié à toi. Peut-être. Mais j’aurais aimé savoir. J’aurais aimé qu’il y ait au moins un ‘au revoir’.
Certains chercheront un lieu plus anonyme où ils ne risquent pas de se faire demander un service ponctuel ou du bénévolat plus impliquant. Ça se peut. Mais ils n’ont qu’à me dire ‘non’, tout simplement, si je –ou un autre membre de la communauté (voyez-vous mon choix spontané de mots : ‘membre’, ‘communauté’…?) – les approche pour quelque chose du genre. N’ayez crainte, je ne suis pas ‘fripant’. Un ‘non’ est toujours recevable, et sans argumentation et justification à n’en plus finir.
L’histoire c’est que je ne vis pas mon rôle de pasteur comme si j’étais gérant d’une succursale de magasin au détail (attention, je n’ai rien contre les gérants de magasin ou de restaurant, mais chacun sa vocation…), ou comme si j’offrais un produit ‘à la carte’. Dans le commerce, les gens vont et viennent, ils consomment où c’est le plus avantageux, ils essaient ailleurs, pour voir, et ils choisissent habituellement le plus offrant au moindre coût. Tout à fait normal. Mais dans une communauté chrétienne, cette mentalité va un peu, il me semble, contre le sens de la ‘famille’ que nous sommes sensé être. Mais, moi, que voulez-vous, je suis de la vieille école : je crée des liens. Je m’attache. Quand quelqu’un cesse, sans donner de raison, de fréquenter son église et que je sais qu’il est par ailleurs bien vivant, je vis un deuil. Voilà. C’est dit.
Ne craignez pas, je vais m’en remettre. Mais si par hasard mon petit billet d’aujourd’hui peut interpeller quelqu’un, et contribuer à clarifier des situations, tant mieux.
Et si vous trouvez qu’il y a des projets et des services qu’on pourrait offrir de plus, ou mieux, que vous êtes peut-être obligés d’aller chercher ailleurs qu’ici, merci de prendre le temps de nous communiquer vos bonnes suggestions et inspirations; nous verrons ce qui est possible. En Église, on sème et on croît! –Votre pasteur qui vous aime.

RESPONSABLES

Nous entrons dans le mois du rappel de la campagne de dîme 2018. Il nous reste à peine trois mois pour atteindre notre objectif de 60,000$. Nous en sommes loin, pour le moment… Plus que jamais, il est important que chacun comprenne sa responsabilité financière vis-à-vis sa paroisse.

Une réalité : les premiers responsables de la santé financière d’une communauté chrétienne sont les usagers des services offerts, qu’ils soient réguliers ou occasionnels. Chaque personne qui fréquente notre église doit se poser la question, devant Dieu : est-ce que je donne suffisamment, selon mes moyens? En toute vérité et conscience, est-ce que j’offre ‘la part de Dieu’ qui convient? Faisons un bilan de ce que nous possédons et dépensons dans d’autres secteurs de notre vie, et demandons-nous si nous partageons assez en Église.  Est-ce que je donne la même chose qu’il y a dix ans, alors que, suivant l’inflation, tout coûte de 10 à 20% plus cher qu’il y a une décennie? Ne me faudrait-il pas ‘indexer’ mes dons à la hausse, à ce moment-ci? La cause est noble et très importante. Il s’agit du salut du monde et, concrètement, de la vie et de la mission d’une paroisse, donc d’un service que je me rends à moi-même, à ma famille, à des centaines d’autres personnes, et surtout au Seigneur qui compte sur mes efforts afin que l’héritage chrétien continue de se transmettre et de se développer dans notre milieu pour notre plus grand bonheur.

Je dois souligner l’excellente gestion que vos marguilliers font de vos sous. Vous avez sans doute remarqué la pro-activité de votre équipe élue, et les nombreux travaux et améliorations accomplis dans votre église, votre presbytère et les salles de rencontres. Je les félicite pour leur dynamisme. Il n’y a pas de gaspillage de vos ressources, croyez-moi. Nous gérons ‘serré’ et allons à l’essentiel, comme pour le remplacement de la fournaise ou les réparations du perron, par exemple. Tout en préservant un ‘coussin’ pour les imprévus, nous ne sommes pas là pour accumuler mais pour vous offrir un lieu de culte beau, propre, sécuritaire et adapté aux besoins d’aujourd’hui, tout en offrant un salaire décent aux personnes de l’équipe permanente, sans oublier les services pastoraux auxquels vous avez droit et que nous travaillons fort à vous offrir, vous nos réguliers, mais aussi à toute personne qui fait appel à nous.

Parler d’argent en Église est devenu presque un tabou, chez nous. Pourtant, en-dehors de la religion, c’est un sujet permanent de nos préoccupations et de nos conversations. Comme pasteur, je ne crois pas avoir été harcelant à ce sujet, ni vos marguilliers. Alors, je vous demande de recevoir cet appel positivement et d’en tenir compte avec sérieux et respect. Cette communauté vous appartient; les équipes d’animation changent au fil des décennies, mais vous êtes les véritables ‘permanents’ de la place. Gâtez-vous! Donnez généreusement aux collectes hebdomadaires et à la dîme annuelle, cela vous sera redonné de bien des façons, c’est certain! Comme dit Jésus dans l’un des évangiles : ‘Dieu voit ce que vous faites en secret, il vous le revaudra!’ En son nom, et au nom de toutes les générations qui bénéficient de votre générosité, merci! «En Église, on sème et on croît!»