LÉGAL ET/OU MORAL?

Dans mes cours universitaires de bio-éthique, on disait que ‘légaliser quelque chose ne signifie pas que celle-ci est forcément morale… sauf dans la tête des gens’. Effectivement, quand une société décide de légaliser un produit ou un comportement, beaucoup de personnes y perçoivent un message de légitimisation.
C’est peut-être le cas pour la marijuana qui a été légalisée (avec des restrictions, bien sûr), cette semaine.
Mon propos d’aujourd’hui est surtout ceci : ce n’est pas parce que les instances gouvernementales légalisent quelque chose que cela est automatiquement bon pour moi et pour la société. Il peut y avoir derrière ça d’autres intérêts que mon bien personnel et le bien commun. En doutez-vous, en ce qui concerne la mari? D’entrée de jeu, je vous le dis, j’ai toujours été contre cette légalisation. L’argument que cela enlèvera ce gros marché au crime organisé ne me convainc pas… Je ne suis pas ‘inquiet’ pour celui-ci… Il trouvera malheureusement toujours le moyen de s’enrichir avec ça. Et ils offriront d’autres produits, plus forts, plus dangereux. Ce n’est pas ce qui manque en ce bas monde. Je suis assez convaincu que le premier objectif du gouvernement était surtout, tout comme pour les loteries, de s’enrichir vite et facilement. Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec moi, j’exprime une opinion personnelle.
Dans notre monde déjà complexe et souffrant, avions-nous vraiment besoin de cela? En tant que père spirituel, ça m’inquiète, particulièrement pour nos jeunes. Plusieurs spécialistes s’entendent pour dire que le pot pourrait avoir des effets négatifs graves et à long terme sur le cerveau des personnes en croissance, en bas de 21 ans. Dans les hautes instances, on semble faire l’autruche là-dessus… Est-ce parce que le dieu argent séduit davantage que le bien de notre société? Il parait que cette promesse aurait aidé le gouvernement fédéral actuel à prendre le pouvoir… Mais qu’allons-nous récolter comme fruits de cette initiative? Alors qu’on gagne du terrain dans la lutte au tabagisme (au point de faire de la cigarette un ‘tabou’ sociétal) ou à l’alcool et autres dangers relatifs à la conduite automobile, on ouvre, sans scrupules, la porte à cette drogue…
La question de la marijuana n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Notre société change à haute vitesse. La question à se poser, quand on est disciple du Christ, c’est d’abord si ce qui est promu socialement va dans le sens de mes valeurs chrétiennes; est-ce conforme à l’enseignement des Écritures et de l’Église? Ce que je viens de nommer ne semble plus constituer, pour beaucoup, un cadre de référence pertinent. Clairement, je ne peux imposer la vision chrétienne catholique à toute une société. Mais je peux sans doute choisir, sans l’imposer aux autres –qui sont souverainement libres aussi- de vivre ma vie autrement que la masse, de ramer à contre-courant, même de rejeter certains choix qui sont faits par l’ensemble. Rejeter, non pas les personnes, ce ne serait pas évangélique, mais ce qui –comme disent la Parole de Dieu- contrit l’Esprit. On comprend qu’un profond discernement est nécessaire dans une culture où tant de choix sont à notre portée. Mais je ne suis en rien obligé d’accepter la pression sociale et d’adopter en bloc la culture ambiante si, avec un sain esprit critique, et avec une conscience droite nourrie par mon lien avec le Seigneur, j’y décèle des dangers pour ma foi et mon âme, mon bonheur, ma santé globale –et celle des autres. Je demande d’être respecté dans ma différence, comme je le fais moi-même pour mon prochain. Au final, bien certainement, la valeur évangélique ultime, c’est l’Amour. Mais l’Amour ne signifie certainement pas choisir la voie la plus facile, le plus petit dénominateur commun, sans réflexion, superficiellement, aveuglément. Nous avons été dotés d’intelligence et de volonté par le Créateur. Nous sommes appelés à nous en servir sérieusement. Cela a des impacts ici-bas et pour l’éternité.
Voilà un sujet qui n’a pas fini de faire couler l’encre. Je résume beaucoup, ici. Je ne veux pas ainsi déclencher de malaises parmi vous mais simplement susciter la réflexion. Je voulais évoquer quelques éléments à approfondir, au sein de ce système de ‘droit’ qui a ses forces et ses beautés, mais aussi ses limites, et doit laisser place à la saine dissidence, appelée à se vivre dans la tolérance et la non-violence. Que Dieu nous protège et nous éclaire.

À MES CHERS ‘DISPARUS’

Il y a ceux qui nous ont quittés pour un monde meilleur. Une moyenne de 15 funérailles dans notre église, chaque année, depuis 13 ans que je suis ici; sans compter les personnes décédées dont on n’a pas nécessairement été avertis ou qui n’ont pas eu leurs funérailles ici… Beaucoup de monde… Dur pour un cœur de pasteur.
Il y a ceux qui ont déménagé, souvent parce qu’ils quittaient leur logement ou vendaient leur propriété dans la paroisse en raison de leur âge, leur santé, et autres raisons. Souffrant aussi pour un cœur de pasteur.
Mais le plus douloureux, c’est lorsque, du jour au lendemain, des gens qui pratiquaient ici très régulièrement disparaissent du décor sans qu’on sache pourquoi. Pour un cœur de pasteur-père, sensible, voilà ce que ça donne comme questionnement : ‘Qu’est-ce que j’ai fait?’ ou ‘Qu’est-ce que je n’ai pas fait?’. J’ai peut-être blessé par des paroles… ou des silences? (Comme dit la chanson ‘Je n’suis qu’un homme, rien qu’un pauvre homme’…) Y a-t-il eu malentendu? Les personnes ont trouvé mieux ailleurs? Plus intéressant? Plus jeune? Plus ‘cool’? De la nouveauté attirante, alors qu’après tant d’années, le ‘vieux’ curé radote toujours les mêmes dadas ici? Ils n’aiment pas mon style, mon approche, mes homélies, ma vision pastorale, mon genre décontracté, ma voix chantée ou parlée? Quoi alors?!
On me dira : ne prends pas ça personnel. Ce n’est pas nécessairement relié à toi. Peut-être. Mais j’aurais aimé savoir. J’aurais aimé qu’il y ait au moins un ‘au revoir’.
Certains chercheront un lieu plus anonyme où ils ne risquent pas de se faire demander un service ponctuel ou du bénévolat plus impliquant. Ça se peut. Mais ils n’ont qu’à me dire ‘non’, tout simplement, si je –ou un autre membre de la communauté (voyez-vous mon choix spontané de mots : ‘membre’, ‘communauté’…?) – les approche pour quelque chose du genre. N’ayez crainte, je ne suis pas ‘fripant’. Un ‘non’ est toujours recevable, et sans argumentation et justification à n’en plus finir.
L’histoire c’est que je ne vis pas mon rôle de pasteur comme si j’étais gérant d’une succursale de magasin au détail (attention, je n’ai rien contre les gérants de magasin ou de restaurant, mais chacun sa vocation…), ou comme si j’offrais un produit ‘à la carte’. Dans le commerce, les gens vont et viennent, ils consomment où c’est le plus avantageux, ils essaient ailleurs, pour voir, et ils choisissent habituellement le plus offrant au moindre coût. Tout à fait normal. Mais dans une communauté chrétienne, cette mentalité va un peu, il me semble, contre le sens de la ‘famille’ que nous sommes sensé être. Mais, moi, que voulez-vous, je suis de la vieille école : je crée des liens. Je m’attache. Quand quelqu’un cesse, sans donner de raison, de fréquenter son église et que je sais qu’il est par ailleurs bien vivant, je vis un deuil. Voilà. C’est dit.
Ne craignez pas, je vais m’en remettre. Mais si par hasard mon petit billet d’aujourd’hui peut interpeller quelqu’un, et contribuer à clarifier des situations, tant mieux.
Et si vous trouvez qu’il y a des projets et des services qu’on pourrait offrir de plus, ou mieux, que vous êtes peut-être obligés d’aller chercher ailleurs qu’ici, merci de prendre le temps de nous communiquer vos bonnes suggestions et inspirations; nous verrons ce qui est possible. En Église, on sème et on croît! –Votre pasteur qui vous aime.

RESPONSABLES

Nous entrons dans le mois du rappel de la campagne de dîme 2018. Il nous reste à peine trois mois pour atteindre notre objectif de 60,000$. Nous en sommes loin, pour le moment… Plus que jamais, il est important que chacun comprenne sa responsabilité financière vis-à-vis sa paroisse.

Une réalité : les premiers responsables de la santé financière d’une communauté chrétienne sont les usagers des services offerts, qu’ils soient réguliers ou occasionnels. Chaque personne qui fréquente notre église doit se poser la question, devant Dieu : est-ce que je donne suffisamment, selon mes moyens? En toute vérité et conscience, est-ce que j’offre ‘la part de Dieu’ qui convient? Faisons un bilan de ce que nous possédons et dépensons dans d’autres secteurs de notre vie, et demandons-nous si nous partageons assez en Église.  Est-ce que je donne la même chose qu’il y a dix ans, alors que, suivant l’inflation, tout coûte de 10 à 20% plus cher qu’il y a une décennie? Ne me faudrait-il pas ‘indexer’ mes dons à la hausse, à ce moment-ci? La cause est noble et très importante. Il s’agit du salut du monde et, concrètement, de la vie et de la mission d’une paroisse, donc d’un service que je me rends à moi-même, à ma famille, à des centaines d’autres personnes, et surtout au Seigneur qui compte sur mes efforts afin que l’héritage chrétien continue de se transmettre et de se développer dans notre milieu pour notre plus grand bonheur.

Je dois souligner l’excellente gestion que vos marguilliers font de vos sous. Vous avez sans doute remarqué la pro-activité de votre équipe élue, et les nombreux travaux et améliorations accomplis dans votre église, votre presbytère et les salles de rencontres. Je les félicite pour leur dynamisme. Il n’y a pas de gaspillage de vos ressources, croyez-moi. Nous gérons ‘serré’ et allons à l’essentiel, comme pour le remplacement de la fournaise ou les réparations du perron, par exemple. Tout en préservant un ‘coussin’ pour les imprévus, nous ne sommes pas là pour accumuler mais pour vous offrir un lieu de culte beau, propre, sécuritaire et adapté aux besoins d’aujourd’hui, tout en offrant un salaire décent aux personnes de l’équipe permanente, sans oublier les services pastoraux auxquels vous avez droit et que nous travaillons fort à vous offrir, vous nos réguliers, mais aussi à toute personne qui fait appel à nous.

Parler d’argent en Église est devenu presque un tabou, chez nous. Pourtant, en-dehors de la religion, c’est un sujet permanent de nos préoccupations et de nos conversations. Comme pasteur, je ne crois pas avoir été harcelant à ce sujet, ni vos marguilliers. Alors, je vous demande de recevoir cet appel positivement et d’en tenir compte avec sérieux et respect. Cette communauté vous appartient; les équipes d’animation changent au fil des décennies, mais vous êtes les véritables ‘permanents’ de la place. Gâtez-vous! Donnez généreusement aux collectes hebdomadaires et à la dîme annuelle, cela vous sera redonné de bien des façons, c’est certain! Comme dit Jésus dans l’un des évangiles : ‘Dieu voit ce que vous faites en secret, il vous le revaudra!’ En son nom, et au nom de toutes les générations qui bénéficient de votre générosité, merci! «En Église, on sème et on croît!»

UN PRÉCIEUX ANTIDOTE

 

 

L’une des définitions du mot, dans le dictionnaire : ‘remède contre un mal moral, psychologique.’ Donc, quelque chose qui fait du bien. Une autre définition : ‘qui combat les effets toxiques.’

Je pense ici à la messe. Surprenant? Peut-être pour ceux qui ne la fréquentent pas. Mais personnellement, par longue expérience, je peux affirmer que la messe contribue à la santé de toute la personne. Parce que Dieu s’y donne. Il est la guérison, l’apaisement, le ressourcement ultime de tout notre être. Je suis sûr que vous pouvez aussi en témoigner!

Bien entendu, Dieu est partout. Il est en nous, donc présent partout où nous sommes, tout en étant extérieur à nous. Il est le Tout Autre et le tout proche, en même temps. Il agit dans notre vie personnelle, toujours avec l’assentiment de notre liberté. Il ne peut apporter dans ses ‘rayons’ que Lumière, purification, recentrement et plénitude comblante, en tout temps, en toutes circonstances et en tout lieu. Mais il se vit quelque chose d’unique et d’irremplaçable dans la réunion des croyants, des disciples.

En constatant la solitude de bien des gens de notre époque, particulièrement nos aînés; en prenant conscience que la solitude non choisie constitue une lourde croix pour une multitude de personnes, je me dis que la participation à la messe pourrait faire beaucoup de bien et soulager bien des maux chez nombreux de nos contemporains.

En plus d’y trouver Dieu lui-même qui nous parle et se donne Corps et Âme dans l’Eucharistie –ce qui déjà est un immense cadeau!- on trouve aussi dans nos rassemblements des sœurs et des frères qui sont heureux de nous accueillir et de prier en notre présence. Même si ce n’est pas toujours pleinement visible et palpable, il s’agit là d’une vérité. Ne serait-ce que quand toutes les voix s’unissent pour entonner un ‘Gloire à Dieu’ retentissant ou un joyeux ‘Alleluia’! Nous percevons alors que nous ne sommes pas seuls, que nous avons ici une famille, des amis sincères apprécient notre présence et qui prient pour nous. Nous réalisons que nous ne sommes pas des îles isolées mais des parties essentielles d’un Tout, bien plus grand que nous, et qui nous embrasse dans son Amour infini, inconditionnel et éternel. Là, le cœur se sent en processus d’ouverture et de soulagement de ses lourdeurs, en allègement de ses poids.

Combien de fois j’arrive à la messe fatigué, lourd de mes préoccupations, et j’en repars regaillardi, ré-énergisé, dynamisé, re-motivé à continuer ma croissance humaine et spirituelle quels que soient les obstacles. Il m’arrive d’être, comme tout le monde, profondément triste au début d’une célébration, et de retrouver une joie profonde durant l’Eucharistie. Je vous certifie que je n’hallucine pas des bulles. Je ne suis pas dans un cocon rose, décroché de la vraie vie. Au contraire. S’il y a quelqu’un qui touche de près les misères humaines, c’est bien un pasteur de paroisse à qui on confie beaucoup de souffrances. Et c’est justement au cœur des drames humains que poind l’aurore du Ressuscité. Sans oublier que chaque fois que je suis en assemblée d’Église, je saisis plus clairement que nous portons les fardeaux les uns des autres. Ça me réconforte et me rassure.

Parmi les images que je montre aux écrans dans l’église, il y a une vidéo d’un potier qui transforme la glaise avec patience et amour. Je pense que la participation à la messe relève du même procédé : nous nous offrons avec confiance aux mains passionnées du Créateur pour qu’il nous façonne à son image et à sa ressemblance. Et nous repartons de l’église mieux équipés pour les défis de la vie quotidienne. N’oublions pas que Jésus a dit : ‘Faites ceci en mémoire de moi’.

MON AMIE, MYRIAM

 

Communément appelée Marie (Myriam est le nom hébreu) ou  Vierge Marie ou Notre-Dame de… plein de choses et de lieux. Elle fait partie de ma vie depuis toujours et s’avère même une amie très proche. Il faut dire qu’elle était une grande ‘complice spirituelle’ de mes parents adoptifs, ce qui fait que grâce à eux, je l’ai connue et appris à l’aimer et à apprécier sa foi et son aide, dès mon plus jeune âge.

Comme beaucoup de familles de l’époque (nous sommes dans les années soixante), nous priions régulièrement le chapelet en méditant les moments importants de la vie de Jésus et de sa mère. Pas tous les soirs, mais le plus souvent possible, nous nous réunissions, mon frère, mes parents et moi, dans la cuisine ou le salon pour ‘réciter’, à genoux, le chapelet radiodiffusé, animé par le Cardinal Léger ou l’un de ses collaborateurs. Il arrivait –et c’était un moment ‘magique’ pour moi- que nous puissions nous réunir dans la chambre des parents pour vivre ce quinze minutes de pause, à la lumière d’un petit lampion dont la lumière dansait doucement sur les murs tout en dégageant une odeur de cire chauffée que je trouvais agréable et réconfortante. Quand j’entre dans notre église, d’ailleurs, l’odeur des lampions me propulse souvent en pensée dans ces instants de ressourcement familial, tout simples mais inoubliables. Contrairement à ce que certains me disent avoir vécu, ça n’a jamais été une torture pour moi, au contraire.

Et que dire de notre profonde affection pour le Sanctuaire Notre-Dame du Cap. Ma mère avait plusieurs amis Oblats (OMI). Elle avait travaillé pour eux et avait entretenu certains liens privilégiés. ND du Cap était donc LE lieu par excellence de mes parents pour sortir de notre quartier, faire un petit voyage et aller rencontrer notre amie Marie dans ce lieu saint, bénit et si paisible. Je n’ai jamais cessé, même ado et jeune adulte, de faire de brèves visites à cet endroit, qui ne cesse de m’attirer et de me nourrir. On y trouve Beauté et Présence, au bord de notre majestueux fleuve. On sent que ce lieu est ‘habité’ par Dieu et qu’on peut y recevoir grâces et guérison, restauration et croissance.

J’aime Marie. J’aime son obéissance libre et joyeuse au plan de Dieu. J’aime son ouverture aux motions du Saint Esprit. Elle n’est pas divine, elle ne fait pas partie de la Sainte Trinité, mais elle est si proche de Dieu, ayant porté mon Sauveur, et étant entrée corps et âme dans le Ciel (Assomption), par grâce spéciale de son Fils, le Ressuscité. Je sais qu’elle me guide et me conduit, elle est pasteure à sa façon. Elle me couvre de son Manteau de Paix et de protection, toujours au Nom de Dieu. Elle m’aime avec son cœur de mère. D’ailleurs, c’est Jésus sur la Croix qui a donné à Marie, en désignant l’apôtre Jean, cette vocation d’être notre Mère à tous. Comment pourrais-je refuser ce cadeau? Et je crois, comme le veut la Grande Tradition de l’Église, que Marie a reçu du Seigneur un pouvoir spécial de lutte contre le Mal, le Mauvais, pour faire résolument reculer les Ténèbres.

On n’épuisera pas le propos aujourd’hui. Marie, c’est une vie à découvrir, un cœur uni au Cœur Sacré de Jésus pour l’éternité, toujours à approfondir. Ils sont des inséparables à jamais. Quand vous honorez Marie par votre prière et vos salutations, vous vous branchez au Christ, et vous le réjouissez infiniment. Par l’intercession de Maman Marie, avec votre ‘cœur d’enfant’ dépouillé de tout orgueil,  vous obtenez de Dieu de grandes faveurs pour vous et pour le monde.  Je vous souhaite d’expérimenter ce bonheur!

DÉJÀ 13 ANS!

Je n’en reviens pas moi-même. Je suis arrivé ici lorsque j’étais quadragénaire, et je suis maintenant sexagénaire! J’avais 48 ans lors de mon début de mission ici comme curé, et j’en ai maintenant 61! Dans mon corps, je sens la différence; nonobstant ce que mes paroissiens me disent souvent (pour me taquiner), je ne me sens pas aussi jeune que ça… Dans ma tête et mon cœur, ça va, quoique ça dépend des jours. Il arrive que la fatigue mentale et émotionnelle se manifeste un peu. Alors je dois commencer à ‘rationaliser’ mes ressources, comme on dit dans le milieu des affaires. Du fait que ma santé a requis mon attention durant environ les 18 mois derniers –et encore aujourd’hui—je dois faire des choix et prioriser plus que je le faisais auparavant. Est-ce ce qu’on appelle la ‘sagesse’? Je pense que oui. Et on sait que la ‘sagesse’ constitue un des sept dons de l’Esprit Saint.
C’est curieux, comme dynamique. Je suis pas mal sous la moyenne d’âge, en ce qui concerne le clergé de Montréal, mais en même temps il ne faut pas oublier que j’aurai bientôt 30 ans de prêtrise derrière la cravate… enfin… derrière l’aube et l’étole, je devrais dire. Et il y a plus de trois décennies, j’entrais au service de l’Église à temps plein, comme stagiaire. 61 ans d’âge, 34 ans d’engagement… Pour plusieurs, dans le domaine civil, ça sonnerait l’heure de la retraite, ou presque. Pourtant, j’ai l’impression que pour certains, je suis encore un ‘jeune’ prêtre, pratiquement un ‘débutant’! Un visiteur me disait à la blague, récemment, lors d’un baptême : ‘Lâchez pas! Vous commencez à l’avoir!’ Ouais…
Durant l’été, je songeais à mon parcours : à 15 ans, j’étais déjà engagé dans le comité de liturgie de ma paroisse et je commençais à y jouer de l’orgue. Cela fait donc 46 ans que je connais de l’intérieur ce qui se vit dans une paroisse et que j’y contribue assidument. C’est tout un bail. Surtout à notre époque où, en Église, on a souvent l’impression de marcher à contre-courant et de ‘prêcher’ dans le désert (en-dehors du cercle des pratiquants réguliers, s’entend). J’en parlerai dans un prochain blogue intitulé ‘le tournis missionnaire’. Il me semble que je n’ai toujours connu que changements après changements, et que les fruits de mon ministère ne sautent pas toujours aux yeux.
Heureusement, au cœur de mon vécu actuel d’homme d’âge mûr, une réalité me semble plus intense et vivante que jamais : ma foi au Christ. Je ne pratique pas une religion, je ne suis pas un ‘fonctionnaire’ du culte : je vis d’abord et avant tout une histoire d’amour avec Dieu (et, par extension, sa famille Église). Une relation qui ne cesse de s’enrichir et de se développer. Une ‘alliance’ qui fait du Seigneur et moi des ‘alliés’ indéfectibles. C’est ma joie. Comment se vivra mon avenir à partir de ce que je suis, avec les contraintes –naturelles- que sont devenues les miennes, avec l’usure du temps? Dieu seul le sait. J’ai toujours vécu à 150 km à l’heure. Jeune adulte, et depuis plusieurs années, je faisais du 7 jours/semaine d’étude, de travail, d’engagements ecclésiaux et sociaux. Je me suis ‘battu’ pour de nombreuses causes. Je ne suis pas du genre passif, disons. Aujourd’hui, je dois reprendre un peu mon souffle, tout en demeurant actif. En cette saison 2018-19, je serai plus que jamais attentif à la voix de mon Dieu et au ‘comment’ il désire que je vive la suite.

CURÉ TECHNO

On m’appelle parfois ainsi, et c’est justifié. Je suis tombé dedans quand j’étais petit! Ma mère me disait qu’à six mois, je ‘trippais’ déjà micro et magnétophone. Ensuite, ce fut la musique. Puis la photographie. À partir du jour où mon père a gagné un ‘Instamatic’ avec cubes-flash, je suis tombé en amour avec cet art. À dix-huit ans, pour ma majorité, mes parents m’ont offert mon premier 35mm reflex. Wow! Cet été-là, j’ai dévoré tout ce qui s’écrivait sur la photographie. J’ai vidé deux bibliothèques municipales, sans oublier tous les magazines spécialisés achetés grâce à mon travail d’étudiant. Je suis un passionné. Alors, quand j’ai un attrait pour quelque chose, j’y vais ‘à fond la caisse’. Je faisais alors surtout de la diapositive (j’avais été tellement fasciné, enfant, par les ‘ViewMaster’ projetés dans le salon chez-moi, par un prêtre Oblat, ami de ma famille!) et je rêvais de m’acheter (au revoir, les économies!) non pas un, mais deux projecteurs, pour faire un fondu enchaîné entre les images. Ce qui fut fait. J’avais vu ce procédé lors d’un voyage, et j’ai fait venir de New York (bien avant qu’Amazon existe!) un bidule permettant cet effet. Toute la parenté s’est vu infliger mes nombreux et célèbres diaporamas de voyage avec piste sonore et narration…
Savez-vous que je suis l’inventeur lointain du ‘Walkman’ (sans doute que je ne suis pas le seul hi!hi!)! Fin du primaire, mes parents m’ont offert un petit tourne-disque stéréo avec haut-parleurs détachables. Je plaçais les haut-parleurs face à face, avec une trentaine de centimètres entre les deux et m’asseoyais de manière à avoir une oreille devant chacun de ceux -ci pour mieux apprécier la stéréophonie. (nouvellement mise sur le marché…) Pas très portatif, par contre… Imaginez quand j’ai découvert la quadraphonie dans un pavillon de ‘Terre des Hommes’. J’en ai rêvé pendant des nuits, et avais réussi à m’en créer une pâle copie, à la maison.
J’ai reçu une caméra vidéo (Super VHS), l’année de mon ordination, et mes économies ont servi à acheter des cassettes et des accessoires, incluant une platine de montage avec effets spéciaux. Tout cela me servait en pastorale-jeunesse et pour la paroisse. D’ailleurs, même assez jeune (entre 15 et 20 ans, je crois), le curé de ma paroisse, connaissant mes intérêts, m’avait donné le contrat de bâtir un Chemin de Croix, son et image, et avait loué un écran de 12 pieds de large, pour que je puisse présenter le tout au Vendredi Saint. Quand j’y pense, j’en suis encore ému (merci Sr Jocelyne d’avoir fait équipe avec moi! Quelle belle aventure!).
J’ai découvert l’ordinateur à l’Assomption. Ma paroisse de stage venait d’acheter un premier appareil (écran monochrome vert, pas de disque dur mais des disquettes de 5 pouces et quelque, une imprimante à points, une mini-mémoire vive) et le curé avait commencé à faire un peu de traitement de texte dessus. Mais il désirait que ça serve à autres choses au bureau. Il m’a demandé si ça m’intéressait de travailler là-dessus. Ça me faisait peur, mais j’ai plongé dans cet univers et lu les ‘briques’ qu’étaient les manuels des petits logiciels que nous avions en… DOS… Nous étions loin encore du Windows. J’en ai passé, des soirées là-dessus! J’avais 29 ans, et depuis ce jour, j’ai toujours été fasciné par cela, et en progression dans ce domaine. Quand internet est devenu ‘grand public’, ce sont des jeunes qui m’y ont initié. Encore là, quel bel outil, que j’utilise beaucoup, entre autres avec les médias sociaux.
Le fil conducteur : tout cela a surtout contribué à mon ministère de baptisé, puis de prêtre. J’y ai trouvé beaucoup de plaisir, et ça n’a pas de cesse. Mais ma plus grande joie, c’est que cela s’est toujours fait d’abord et avant tout au bénéfice du Royaume de Dieu et de son Église. Le Seigneur nous donne à tous des moyens et des talents à faire fructifier. Je me sens privilégié et heureux de l’avoir saisi très jeune.

UN SIMPLE MERCI!

Comment ne pas me sentir reconnaissant de toutes les bontés que vous m’avez faites à l’occasion de mon 61e anniversaire de naissance, le 1er juillet dernier? Je veux tout simplement vous exprimer ma gratitude. Les bons commentaires par internet ou de vive voix, les cadeaux, les cartes de vœux, les promesses de prière (incluant une intention de messe!) et toutes les délicatesses envers moi, sans oublier l’immense salve d’applaudissements, lors de l’Eucharistie (on ne vit pas pour ça, évidemment, puisque comme chrétien notre premier élan en est un d’humilité, mais on l’accueille avec joie, quand ça nous arrive). Autant de bénédictions que j’ai reçues avec un grand sentiment d’action de grâces. Comme on le dit dans la Doxologie : ‘Par Lui, avec Lui, et en Lui, à Toi Dieu le Père tout Puissant, dans l’Unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles!’ …Et à Lui seul!

Dans le contexte social actuel, les ‘curés’ ne se sentent pas toujours appréciés et ‘crédibilisés’ en dehors du milieu ecclésial, et, croyez-moi, ce n’est pas toujours facile à vivre. Plusieurs préjugés ont la vie dure. Il arrive que les gens nous ‘mettent tous dans le même paquet’ avec les membres du clergé qui ont commis des actes répréhensibles et condamnables… Ce qui s’avère ‘crucifiant’.

Nous avons tous un cœur –souvent très sensible, à l’image de celui du Bon Pasteur. Nous ne sommes pas de super-héros, mais de simples humains comme vous, ayant les besoins fondamentaux d’aimer et d’être aimés, non pas seulement pour notre rôle, mais pour ce que nous sommes comme personnes, avec nos qualités et nos défauts, nos personnalités et nos tempéraments, nos rêves et nos espoirs, nos lacunes, comme nos forces et nos talents. Et nous ‘travaillons’ fort, sous le regard de Dieu, pour demeurer fidèles, coûte que coûte, à l’esprit de l’Évangile, et aux exigences de notre vocation, tous les jours.

Vous pouvez être certains que, sous la mouvance de l’Esprit, j’ai toujours un profond désir de servir le Seigneur et de vous servir le mieux possible, en son nom, malgré les limites de ma santé un peu moins solide qu’avant. Je me sens plus que jamais à la fois votre petit frère et votre père spirituel. Quand vous me manifestez votre affection et votre appréciation, cela me confirme dans mes appels à suivre le Christ et me donne des ailes pour continuer la mission avec vous.

Sachez que je vous porte tous dans ma prière de tous les jours et je demande au Seigneur de vous bénir abondamment. Merci!

BILAN DE L’ANNÉE PASTORALE – Partie 3

Au moment d’écrire  ces lignes, les marguilliers font face à deux défis : remplacer la fournaise et refaire le toit du presbytère. Il s’agit d’un processus assez onéreux : il faut trois soumissions et, si le montant dépasse 10,000$, il faut l’approbation de l’archevêché qui doit, alors, avoir en main tous les éléments du dossier que nous avons monté. Tout cela prend du temps, et de la patience. Durant la saison pastorale qui s’achève, vos administrateurs élus par l’assemblée ont travaillé fort, cela après une saison précédente qui avait été particulièrement intense, avec la peinture de l’église en entier, dans les deux dernières semaines de juin; aussi, le début de la peinture de l’entrée du presbytère (qui va se terminer à brève échéance; nous avions aussi remplacé des luminaires, à l’intérieur et l’extérieur). Rien de semblable, cette année, mais quand même beaucoup de pain sur la planche. Outre les deux gros dossiers courants dont je vous ai parlé d’entrée de jeu :

  • À l’automne, nous avons réparé murs et plafonds et repeint en entier la sacristie derrière le chœur (il y avait eu des dégâts d’eau, il y a quelques années; le toit a été refait, depuis ce temps);
  • Nous avons reçu la visite d’un préventionniste appointé par la Mutuelle des Fabriques; ce qui a amené plusieurs ajustements en lien avec la sécurité des lieux (p.ex. ajout d’extincteurs) et la conformité au code du bâtiment;
  • Différentes petites choses ont été modifiées ou le seront bientôt pour répondre aux exigences des assureurs : l’emplacement des poubelles, à l’extérieur; les prises de courant extérieures; les fils et prises électriques au sous-sol de la grande sacristie; etc.
  • Nous avons réaménagé la petite sacristie-vestiaire (près des toilettes publiques; pour ces dernières, nous avons aussi amélioré l’affichage pour s’y rendre); elle était devenu un espace de rangement… nous voulions que ce soit un espace convivial et beau pour accueillir des personnes et y travailler en paix; nous avons descendu l’armoire de métal, au sous-sol, installé un beau meuble que nous avions déjà et acheté une seconde chaise confortable plus quelques objets décoratifs;
  • Nous avons transformé des confessionnaux inutilisés en espaces de rangement et pour y ranger les lampions pleins sous clé (à la demande des assureurs); des poignées verrouillables ont donc été installées pour ces confessionnaux;
  • Nous avons dégagé le hall d’entrée de l’église (entre autres, avons enlevé un tableau d’affichage, relocalisé au sous-sol, pour y installer les laminés d’Enfants de Bolivie, et avons dégagé les dessus de calorifères);
  • L’écran télé, pour annonces, photos d’activités, à gauche en entrant, est passé de 27’’ à 43’’;
  • Nous avons décoré l’entrée du sous-sol du presbytère et ajouté une bibliothèque pour les familles dans l’espace commun en bas;
  • Suite à la nouvelle politique dite ‘responsable’, du diocèse (qui nous a amenés à faire faire par la police une vérification des antécédents pour toutes personnes en lien avec l’argent, ou au service des personnes vulnérables; nous vous en reparlerons d’ailleurs à l’automne), nous avons amélioré la sécurité des dons recueillis aux messes, avant qu’ils soient comptabilisés par les marguilliers;
  • Nous avons installé deux ‘Anges Protecteurs de la Présence’ près du Tabernacle;
  • Nous avons changé le type de gros lampions afin qu’ils brûlent plus longtemps;
  • Nous avions un important surplus de chaises rembourrées (couleur ‘saumon’); nous les avons mises en vente et elles ont trouvé preneur à un prix raisonnable; notre joie : elles sont parties vers l’Afrique pour aider des institutions scolaires, entre autres; malheureusement, nos tables carrées empilables n’intéressent personne;
  • Nous avons remplacé la porte extérieure de la chaufferie qui était en piteux état;
  • Nous continuons l’entretien régulier des lieux (re-surfaçage et vernis de l’escalier intérieur vers mon logement; peinture, réparations et améliorations mineures, installation des bacs et plantation de fleurs et d’arbustes, entretien de la croix de chemin et de ses alentours, entretien du boisé –encore coupe d’arbres morts et plantations –en lien avec l’école d’horticulture qui utilise régulièrement notre ‘parc’ pour entraîner les émondeurs; cette année, ils ont rasé plusieurs des souches résiduelles de l’an dernier en plus de tailler encore certains arbres);
  • Et j’en passe… comme les inspections annuelles du système d’alarme feu et vol, p.ex. D’autres projets sont sur la planche pour les mois qui viennent : ménage du garage; réaménagement de la sortie de secours du sous-sol; inspection professionnelle du clocher; etc.

Comme vous le constatez, on ne chôme pas ici, non seulement en pastorale mais dans le concret du soin à donner à une grande maison comme le sont votre église et votre presbytère. Vos généreux dons nous permettent de vous offrir des lieux propres, sécuritaires, pratiques et accueillants. Que le Seigneur nous guide toujours dans les nombreux choix que nous avons à faire. Merci de votre prière et bon été!

BILAN DE L’ANNÉE PASTORALE – Partie 2

Après un premier regard réjouissant, la semaine dernière sur notre année pastorale 2017-18, continuons et regardons ce qu’il y a eu de nouveau, chez-nous, cette saison. Notre thème «En Église, on sème!» s’est vécu à plein! Voici une nomenclature non-exhaustive de notre travail de ‘semeurs’.

  • J’ai eu le bonheur d’accompagner un groupe de dix jeunes adultes vers la Confirmation et, une première pour moi, j’ai pu les confirmer moi-même, à la Pentecôte, avec l’autorisation de notre évêque;
  • depuis la fin-août, j’ai écrit un blogue presque toutes les semaines, dans le semainier et sur notre site internet (celui-ci existe depuis 11 ans!); nous avons ajouté des comptes Instagram (merci, Justin!) et Twitter à ce que nous avions déjà comme moyens de communication;
  • nous avons vécu deux grandes catéchèses intergénérationnelles (le dimanche après-midi; toute la famille est invitée : frères et sœurs, grands-parents, parrains-marraines, etc.), comme projet-pilote en lien avec l’Office de catéchèse du Québec (Parcours 1 et 3); des thèmes de réflexion très pertinents;
  • j’ai mis sur pied depuis l’été dernier, une semaine mensuelle d’animation de type monastique pour la demi-heure précédant les quatre messes de semaine (silence, bréviaire, textes méditatifs, chant grégorien ou musique relaxante);
  • j’ai augmenté la fréquence de mes messes aux Habitations SGC (tout en leur offrant le Sacrement du Pardon et l’Onction des malades, comme je le faisais déjà dans d’autres Résidences);
  • Ados de la Paix a vu ses rencontres doubler (donc deux fois par mois), cela permettant de créer un esprit de famille dans le groupe et nous donnant l’occasion de préparer davantage de projets, comme les trois messes animées par les ados en paroisse et une au Manoir Pointe-aux-Trembles (chants, lectures, sketches, service à l’autel…) sans oublier les nouvelles infos-paroissiales mensuelles en vidéo (j’ai installé un petit studio de tournage, dans le presbytère), et la participation d’ados à différentes activités communautaires, dont le pique-nique en août;
  • le nouveau comité de préparation des messes familiales a vécu une première année complète très fructueuse, décidant d’un thème pastoral pour celle-ci et préparant avec créativité les messes mensuelles (sans oublier Noël et Pâques), s’impliquant très activement dans leur animation; nous avons ajouté à cette dernière une chorale d’une dizaine d’enfants qui fut, entre autres, très appréciée à Pâques;
  • nous avons créé un comité de liturgie pour les temps forts que sont l’Avent et le Carême; incluant la préparation et l’animation de la Grande Veillée pascale;
  • la chorale d’adultes a pris de l’ampleur; plusieurs nouveaux membres et une présence accrue par rapport aux années précédentes; nous avons fait un dîner fraternel en fin d’année;
  • nous avons vécu trois messes spéciales (des dimanches PM) selon l’approche de ‘la Messe qui prend son temps’ (se vivant dans quelques diocèses du Québec et de France); des moments de ressourcement particulièrement nourrissants; approfondissement de la Parole; partage;
  • pour la première fois depuis que je suis ici, nous avons célébré une messe d’action de Grâces ‘Hommage à nos prédécesseurs’, en nommant solennellement les personnes qui ont défrayé les coûts du chemin de croix, des statues, des vitraux, du tabernacle, de la grande croix, etc. etc.
  • nous avons accueilli un groupe d’accompagnement des endeuillés (offert d’abord aux bénévoles du SASMAD par Francine B.) pendant de nombreuses semaines;
  • j’ai donné une demi-journée (un samedi) de formation pour nos proclamateurs et proclamatrices de la Parole dans nos liturgies;
  • AJOUT MAJEUR : nous avons repris les rencontres de secteur pastoral avec notre nouveau vicaire épiscopal, l’abbé Alain Mongeau; celles-ci ont débuté à l’automne, après la journée presbytérale avec l’Archevêque. D’abord une rencontre avec les prêtres seulement, puis trois rencontres avec différents intervenants pastoraux de nos communautés (les mardis AM), dans les trois paroisses (PAT/ME/RDP) du secteur.
  • Après Pâques, nous avons invité et reçu notre Archevêque pour une messe spéciale présidée par lui. Il entrait dans notre église pour une première fois. Il a beaucoup apprécié la communauté!

(À SUIVRE)