PROTECTION DES PERSONNES VULNÉRABLES

À l’occasion de la rencontre internationale au Vatican au sujet de la protection des mineurs, voici un article à ce sujet, paru en 2017, sur le site de Radio-Canada. Précisons que Carmen, Andrée et moi avons reçu la responsable du service* dans notre diocèse pour une formation/information, et avons adhéré à ce programme il y a deux ans déjà. 

« L’archidiocèse de Montréal implante une nouvelle politique afin de protéger les enfants et les personnes vulnérables. Les prêtres et des employés laïques devront ainsi observer un code d’éthique strict qui leur interdira dorénavant de se retrouver seuls avec des enfants, en plus de devoir fournir leurs empreintes digitales pour continuer d’œuvrer auprès de personnes vulnérables.

« C’est 10 étapes qui sont mises en place par le diocèse de Montréal pour protéger les personnes vulnérables, que ce soit des enfants, des malades ou des personnes âgées », explique le curé de la paroisse Saint-Luc à Dollard-des-Ormeaux, Bertrand Montpetit en entrevue à RDI.

Le diocèse s’est notamment inspiré des politiques de certaines associations sportives.

Le diocèse vérifiera désormais les antécédents judiciaires des prêtres et de certains employés en plus d’exiger leurs empreintes digitales. Ils ne pourront plus détenir des photos de mineurs dans leur téléphone et se retrouver seuls en présence de mineurs. « Ça va loin, mais je pense que c’est important. L’idée, c’est de protéger toute personne vulnérable, poursuit M. Montpetit. »

Une politique de continuité

« Elle est nouvellement annoncée, mais ce n’est pas nouveau, poursuit-il. Déjà au début des années 1990, l’archevêque Mgr [Jean-Claude] Turcotte nous avait rencontrés – lors d’une rencontre avec tous les prêtres – et nous avait dit très clairement : « c’est tolérance zéro ». On nous avait également dit que nous devions dénoncer toute forme d’abus dont nous pourrions être témoins», ajoute M. Montpetit.

  1. Montpetit souligne que ces mesures protègent également les prêtres et les employés de l’Église contre de fausses allégations. « On protège tout le monde avec ça, c’est une bonne démarche », estime l’ecclésiastique.
  2. Montpetit convient que certaines personnes sont un peu réfractaires à cette nouvelle procédure. Des gens qui oeuvrent au sein de l’organisation depuis longtemps comprennent difficilement qu’on leur demande maintenant toutes ces précautions. « Je crois que nous devons tous montrer patte blanche et si on n’a rien à cacher, on accepte cette procédure », estime-t-il.

Le curé de la paroisse Saint-Luc rappelle que le diocèse de Montréal n’est pas le premier à se doter d’une telle politique au Canada. Il cite notamment le diocèse de Toronto qui a mis en place une procédure similaire depuis quelques années. « Mais nous sommes l’un des premiers au Québec », précise M. Montpetit.

Issue d’un projet pilote, la politique sera désormais appliquée dans l’ensemble des paroisses montréalaises. »

*Marianne Kallini

LA P’TITE PASTO – TÉMOIGNAGE


Ce parcours de foi pour les 0-6 ans se vit grâce à une implication et un partage des tâches au sein d’une équipe dévouée de bénévoles. La catéchèse déjà préparée et adaptée (merci à Carmen Cloutier) est animée conjointement par nous, Renée et Sylvie. Nous pouvons compter sur la présence de bénévoles à l’accueil, à la surveillance de la salle de jeux, à la musique, à l’animation, à la collation, et autres. Nous sommes petits à la P’tite Pasto, mais on a grandement besoin des grands ! Les activités proposées sont de belles suites enrichissantes et concrètes à donner au baptême. Rendez-vous mensuel, ce parcours est proposé en libre choix aux familles de la pastorale du baptême et de la communauté.
Renée : « Je m’y implique car j’ai à cœur que les familles connaissent le Seigneur et qu’elles arrivent à lui faire beaucoup de place dans leur vie quotidienne. Apprendre à un jeune enfant à faire son signe de croix me replonge dans mon propre baptême.
Parler de Dieu avec les enfants m’apporte beaucoup de joie et de paix. Mon engagement au sein de la communauté remplit mon côté altruiste.
Je me dévoue pour une cause qui me tient à cœur : la transmission des valeurs chrétiennes catholiques. En étant ancrée dans la Nouvelle Évangélisation (merci Jean-Pierre, pasteur), je fais ainsi « fructifier » l’héritage que j’ai reçu en donnant au suivant. »
Sylvie : « J’apprécie ce parcours car il permet aux tout-petits d’éveiller tout doucement leur foi de façon ludique et il est une ressource pour les parents permettant d’approfondir leur foi et jouer leur rôle d’éducateurs de la foi.
Pour moi, la famille est et sera toujours au cœur de ma vie. La P’tite Pasto me permet de rejoindre des familles d’aujourd’hui, dans leur quotidien, avec des préoccupations semblables et/ou différentes des miennes. L’idée de penser que je peux, par les animations, les soutenir dans l’éducation à la foi de leur enfant donne tout son sens à mon action bénévole. J’adore les activités proposées car elles sont variées et toujours très près des besoins et des intérêts des tout-petits et des familles. Elles outillent les familles pour parler de Jésus à la maison et le rendre présent, bien vivant au cœur de la maisonnée.
Renée et Sylvie : Nous éprouvons une grande joie lorsque des enfants nous parlent de Jésus, de leurs actions concrètes, qu’ils s’émerveillent, qu’ils vivent un moment privilégié avec leurs parents, qu’ils partagent, qu’ils bricolent, qu’ils prient. De belles valeurs chrétiennes y sont vécues concrètement et simplement. Elles sont un bel héritage à transmettre… Nous sortons d’une P’tite Pasto vivifiées, avec un cœur d’enfant rempli de bonheur, prêtes pour le grand monde…
Oui, ce parcours alimente notre foi tout en faisant de nous de meilleures personnes par l’accueil, l’écoute, la rencontre de l’autre… Les tout-petits ont beaucoup à nous apprendre, les jeunes familles aussi. La P’tite Pasto est l’engrais qui nourrit la semence de la foi… Sylvie aime bien parler de la P’tite Pasto comme étant l’activité idéale pour bâtir des fondations de foi solides et sur lesquelles s’appuyer. Pour illustrer, souvenez-vous de la p’tite maison blanche au Saguenay lors du déluge de 1996…

LA P’TITE PASTO (1) – La genèse

Voilà 9 ans que, dans notre communauté chrétienne, nous offrons ce parcours d’éveil à la foi pour les petits jusqu’à 6 ans. Christiane Boulva, l’une des conceptrices de la p’tite Pasto (que nous avons eu le bonheur de rencontrer lors d’un congrès diocésain de catéchèse), écrit :

«Créée par des familles, La P’tite Pasto ravit les familles, qu’elles soient proches ou éloignées de l’Église ! Démarrée avec succès dans plus de 125 communautés chrétiennes à travers 18 diocèses du Québec, cette activité parent-enfant a fait ses preuves. Alliant plaisir et éveil à la foi et toujours très près de leurs besoins et de leurs intérêts, elle permet de rejoindre les familles dans leur quotidien et de doucement leur faire découvrir l’importance de la foi au cœur de leur vie.

La P’tite Pasto offre des outils clés en main très détaillés facilitant la mise sur pied et l’animation de ce parcours de 60 rencontres offertes (ndlr : dans notre paroisse, nous offrons l’activité 10 fois par année) sur un cycle de trois ans.»

Je me rappelle les commencements ici: j’avais connu ce projet à la paroisse Saint-Claire, dans l’unité pastorale où j’étais vicaire. Je me souviens que des personnes étaient venues présenter le tout, avec dynamisme et conviction à la communauté présente pour la messe dominicale. Ça m’avait beaucoup intéressé. Quand j’ai été nommé curé ici, je gardais ce désir au coeur de voir naître ce projet dans notre paroisse. Voilà que Carmen me partage un jour qu’elle a vécu une session pour les RSE et qu’on y présentait ‘la p’tite Pasto’ (le matériel, le déroulement, etc.). C’était pour moi le signe attendu, la porte ouverte. Carmen était d’accord pour qu’on lance ce parcours. Comme beaucoup, nous trouvions qu’il y avait un grand vide entre le baptême et le début des parcours de catéchèse à 7 ans… Deux mamans de notre paroisse, Renée et Sylvie, ont alors généreusement accepté de prendre ça en main et même de l’offrir en lien avec la démarche de préparation au baptême (dont elles sont aussi responsables) soutenues par Carmen (appropriation et adaptation du contenu déjà fourni) et moi-même, sans oublier plusieurs dévoués bénévoles tout au long des années (pour l’accueil, la salle de jeux, la musique sur CD, etc). Chaque fois, depuis février 2010, la p’tite Pasto est un moment de joie et de lumière, dans notre communauté !

Jusqu’à ce que je me retrouve seul prêtre ici en février 2016, je me faisais non pas un devoir mais un plaisir d’être présent à toutes les activités (où je présentais le sens du parcours, au début, et où je participais parfois à l’animation), assidûment. Seules des funérailles en matinée m’amenaient à renoncer à y être. Depuis trois ans donc, je ne peux être là pour toute la durée de l’activité (surtout lorsque j’ai d’autres engagements dans la journée et la soirée, qui demandent temps, préparation et énergie) mais je me plais à être quand même présent pour l’accueil des participants, de 9h30 à 10h environ. C’est un beau contact avec nos jeunes familles, particulièrement celles dont je baptiserai éventuellement leur enfant. Je prie toujours pour que davantage de familles de chez nous participent à cette activité  agréable et enrichissante à bien des points de vue! Heureuse 10e année qui commence, à toute l’équipe et à tous les participants !

Je vous invite à lire, la semaine prochaine, le témoignage personnel de Renée et Sylvie, à ce sujet.

CHANTER EN CHOEUR

Bonjour.

Tout d’abord, je me présente, Danielle St-Onge, je suis celle qui rassemble et guide, un groupe de personnes (chorale), qui veulent mettre à profit leur talent vocal pour animer nos célébrations.

Pour moi , la musique, le chant ont toujours été une forme importante d’expression dans ma vie de tous les jours et dans ma « vie de foi ».

J’ai débuté il y a environ 13-14 ans comme organiste accompagnatrice de la chorale paroissiale. Un jour celle-ci se retrouve sans directrice.. On me demande si je veux prendre la relève, et pourquoi pas!

Une chorale paroissiale a pour « mission » d’animer, d’aider à : prier, festoyer, réfléchir, rendre grâce….. Tout au long de la célébration.

Depuis l’âge de 13 ans, je me suis impliquée, musicalement, au service de ma paroisse. Cette implication m’a permis de traverser les hauts et les bas de ma foi, à l’heure où une majorité de mes amis délaissaient l’église. (La bâtisse et une partie de ses célébrations)

Pour moi, les paroles combinées à la musique viennent compléter , renforcer le message d’Évangile des célébrations.

Pourquoi la chorale, parce que ce sont des personnes extraordinaires, attachantes, avec qui je partage une même foi, mon amour du Christ, de Dieu, ensemble nous mettons notre talent au service de la communauté en faisant vivre les textes , la musique, qui élèvent l’âme et aident à la rencontre du Dieu de l’Évangile.

Je termine en vous disant , chantez ! Même si vous pensez ne pas avoir de voix , parfois le chant éclaire la Voie.

Vous voulez joindre votre voix aux nôtres, faites moi signe, ce sera avec plaisir que nous ajouterons une chaise spécialement pour vous.

LETTRE À MES JEUNES AMIS

Chère fille ou cher fils de Dieu, j’aimerais t’exprimer aujourd’hui ma joie et celle Seigneur de vous voir tous ensemble rassemblés autour de lui, dans cette belle église qui est notre ‘maison familiale des croyants’. Notre Bon Dieu a un cœur de Père et il apprécie tellement ces réunions de famille! Il t’attend toujours pour te faire plein de cadeaux dans ton cœur afin que ta vie soit encore meilleure.

Et moi, ton pasteur Jean-Pierre, je suis convaincu que sans toi dans la communauté il manque quelqu’un et quelque chose de très précieux. Tu es unique et irremplaçable. Nous avons besoin de toi. Tes parents seront d’accord avec ça, c’est certain! Je te le confirme : Dieu t’aime et il t’aimera toujours;  les membres de la communauté aussi t’aiment et apprécient vraiment ta présence, tes qualités, tes talents, ta joie de vivre, ton énergie. Ne l’oublie jamais. Il n’y a pas que les grands qui soient des témoins de Dieu le Père, le Fils et l’Esprit. À tous les âges, nous pouvons être de grands amis du Seigneur et partager son Amour et ses bienfaits par notre présence, nos actes et nos paroles, partout où nous sommes.

Moi-même, j’ai saisi assez  jeune  que j’étais un enfant de Dieu et j’ai compris qu’il m’aimait sans limites. Mais ce n’est pas tout de le savoir, il faut lui dire ‘oui’! Il faut accueillir Dieu dans notre cœur et lui dire qu’on veut vraiment qu’il fasse partie de notre vie comme notre meilleur ami. Je l’ai fait et ne l’ai jamais regretté! C’est probablement pour ça que j’ai toujours hâte de faire la messe avec ma famille-Église : ça me permet de célébrer mon lien avec Dieu, comme on fait pour un anniversaire avec nos proches, par exemple. Alors, place à la joie et à la fête, autour de notre Père commun!

C’est grâce à Jésus (sa Parole, son Esprit, ses Sacrements, et l’écoute des autres croyants) que je connais si bien l’Amour du Père pour toi et moi. Il en a beaucoup parlé quand il vivait sur la terre, et il l’a montré par son accueil,  ses guérisons, son amour pour tous, même les gens que personne n’aimait. Sa vie est passionnante. On n’a jamais fini de la découvrir, surtout qu’il est toujours vivant au milieu de nous!

En tant que père spirituel, je peux te faire des suggestions? Tous les matins, quand tu te réveilles, je t’invite à penser à Dieu qui te donne la vie comme un cadeau. Tu peux lui demander de t’aider à vivre une bonne journée. Aux repas, tu peux lui dire merci pour la nourriture et ceux qui l’ont préparée. Quand tu te couches le soir, avant de t’endormir, tu peux penser à tout ce qu’il y a eu de bon durant cette journée et  dire merci à Dieu, tout en lui confiant les personnes que tu aimes. C’est simple, la prière, mais c’est très important. Elle permet à Dieu de se rapprocher de toi, de te protéger et participer à ton développement. N’oublie pas d’inviter aussi Maman Marie, les Saint-e-s et les Anges à t’accompagner toujours.

Même sans que tu t’en rendes compte, le Seigneur est avec toi en tout temps et veille sur toi. Il ne t’oblige à rien mais, si tu lui demandes, il est toujours très content de soutenir tes efforts dans tous les domaines. Et s’il y a eu des choses difficiles dans ta journée, dis-toi qu’il était tout près de toi pour t’écouter, te soutenir, te consoler et t’inspirer de bonnes idées pour améliorer la situation. Il veut tellement ton bonheur!  Bon cheminement à toi.  –Ton pasteur qui t’aime, Jean-Pierre.

AU SERVICE DE LA COMMUNAUTÉ

Être au service de sa communauté est une façon de semer et de croître. En tant que communauté paroissiale nous avons besoin d’un local pour offrir les différents services pastoraux. L’église est aussi l’endroit où Dieu nous accueille personnellement. Elle est comme une maison, elle a besoin d’entretien, même si le nombre de paroissiens diminue, gardons l’ESPÉRANCE de Marie.
Lorsque l’ange Gabriel lui a proposé d’être la mère du messie, elle a cru en sa proposition et a mis son espérance en Dieu. Elle est partie immédiatement chez sa cousine Élisabeth pour la seconder (servir). Après la mort de son fils le vendredi avant la Pâque, elle est resté au milieu des apôtres dans la foi et l’espérance.
Notre Église passe souvent par des Vendredis Saints, doit-on abdiquer ? Non, il faut croire et espérer en l’avenir du peuple de Dieu. Si l’on veut donner de bons services pastoraux , nous avons besoin d’un local en bon état qui reflète notre espérance en l’avenir.
Être marguillier c’est participer d’une façon concrète à la vie de notre communauté. Les différents agents de pastorale proposent Jésus Christ. Nous pouvons dire que nous sommes de petits Jean-Baptiste qui préparons la voie (local). Ce temps que nous mettons à la disposition des nôtres nous donne une certaine joie du devoir accompli.
Être marguillier est un travail d’équipe qui nous amène à déléguer les tâches selon le point fort de chacun. C’est une responsabilité envers la communauté car nous devons parfois prendre des décisions avec discernement, particulièrement quand il y a une dépense majeure nécessaire.
(Gilles) : Je me suis occupé du boisé, ai trouvé du personnel qualifié pour abattre et émonder des arbres malades ou morts, traitement pour l’agrile du frêne. Les assurances; voir et appliquer les nouvelles règles, inspection annuelle avec répartition comme répondant en ce qui concerne le système d’alarme (feu et vol). Peinture plafond sacristie et salle d’eau au sous-sol… et j’en passe.
(J.-P. C) : Pour faire suite à la demande de Gilles je vais vous donner les responsabilités que j’ai décidé d’assumer en tant que marguillier. Je m’occupe particulièrement du coté monétaire. Je fais la comptabilité de la fabrique pour tout ce qui est de la gestion des payes, des appels d’offres pour soumissions de déneigement et réparations majeures, le paiement des factures, des cotisations diocésaines, des frais envers le gouvernement (CSST des bénévoles, réclamation des taxes, rapport au gouvernement des organismes, etc…). Nous devons aussi faire chaque année un budget pour l’année suivante, un rapport annuel, une justification de nos dépenses. Sans oublier qu’un compte-rendu doit être fait suite à chaque réunion du conseil. C’est un travail très valorisant qui me permet d’avoir le sentiment d’aider les gens en maintenant bien vivante notre église à qui je dois beaucoup pour m’avoir aidé lors de mon deuil. N’étant pas comptable je n’hésite pas à demander de l’aide à M. Pierre Paradis, que je remercie de m’épauler dans cette tâche qui, je l’avoue, est assez exigeante.

Gilles Groulx marguillier 2013-2018
Jean-Pierre Courchesne marguillier 2014-2019

GRATITUDE

Comment ne pas être rempli de gratitude, après un tel Temps des Fêtes. J’entends dire régulièrement que nous avons une communauté vivante et dynamique, et c’est vrai. Elle se veut attirante et témoin des merveilles du Seigneur. Nous l’avons constaté une fois de plus lors de l’Avent et à l’occasion des fêtes de Noël et de la Nouvelle Année. Et si c’est le cas, c’est grâce à l’implication –souvent très discrète et humble- de dizaines de personnes qui mettent la main à la pâte, sans attendre d’applaudissements ou de récompense. Vous vous reconnaissez : veuillez accepter ma gratitude de pasteur, si fier de sa paroisse.

Les assemblées, particulièrement grandes en cette période, ont goûté avec reconnaissance la chaleur, la simplicité, le sens de l’accueil, la créativité, l’originalité et, bien entendu, la foi des gens d’ici. Appelés à être de plus en plus ‘disciples-missionnaires’, nous avons répondu à l’appel. Grâce à la contribution de chacune et chacun, le temps de Noël n’a pas été d’abord un moment de nostalgie folklorique, mais l’actualisation du message d’amour inclusif de l’Évangile pour aujourd’hui. Le sens de la fête de l’Incarnation de Dieu s’est déployé de bien des manières dans notre lieu de culte –si bellement décoré pour l’occasion- et en plusieurs endroits de la paroisse où nous sommes allés à la rencontre des gens pour célébrer, offrir la Parole, la Communion, une oreille attentive et réconfortante, et même déposer concrètement du ‘pain’ sur la table. Sans oublier que nous avons débordé de nos frontières géographiques pour soutenir les ‘Enfants de Bolivie’ avec une générosité exemplaire. Tout cela est un fruit de la Rencontre personnelle et communautaire avec le Dieu de Jésus Christ qui nous envoie en son Nom auprès de nos sœurs et frères d’ici et d’ailleurs.

Puisse la suite de l’année pastorale, qui se déploiera dans la première moitié de 2019, être tout aussi édifiante et fructueuse. Beaucoup de projets et d’activités nous attendent d’ici la fin du mois de juin. Nous vivrons la mission un jour à la fois, forts de ce que nous venons d’expérimenter ensemble, bien ancrés dans la présence et la grâce de notre doux Seigneur qui guide sans cesse sa Famille-Église avec Sagesse et Bonté.

Votre pasteur, Jean-Pierre
au nom de toute l’équipe à votre service.

N.B. Le temps liturgique de Noël se prolonge jusqu’au 13 janvier, cette année, fête du Baptême de Jésus.

LE BAPTÊME D’UN ENFANT

Pour nous, Renée et Sylvie, demander le baptême d’un enfant s’inscrit dans une démarche à la fois personnelle, familiale et communautaire. Cela va bien au-delà de déterminer une date pour vivre ce tout premier sacrement. C’est avec un grand plaisir que nous répondons au désir des parents et que nous leur proposons de vivre un parcours en quatre étapes.
Partant du fait que le plus important dans une vie de foi, c’est la relation avec le Dieu de Jésus, nos rencontres avec les jeunes familles nous donnent l’occasion d’échanger sur leurs motivations et de « ré-éveiller » en eux une foi qui les conduira à faire grandir leur(s) enfant(s) dans une vie chrétienne. Nous avons aussi la préoccupation de donner un sens profond aux gestes posés et aux paroles prononcées lors du baptême.
Pour moi, Renée, être en co-animation avec la même personne depuis mes débuts en pastorale du baptême est un privilège apprécié. Ce bénévolat donne beaucoup de sens à ma vie quotidienne. Je sème… J’ai à cœur de me dévouer pour transmettre mon héritage chrétien reçu dans la joie et le partage. Ma motivation est nourrie par le service que je rends à ma communauté qui a besoin de bénévoles pour continuer sa mission. Le temps consacré à mon bénévolat rend celui-ci important. La persévérance dans ma démarche et mon implication me procurent du bonheur.
Pour moi, Sylvie, impliquée en co-animation depuis une dizaine d’années, la pastorale du baptême contribue à garder vivante en moi cette passion de Jésus, de son message et de sa mission. L’échange lors des rencontres avec de jeunes familles, en toute humilité et sans jugement, laisse place à des témoignages de foi et propose des pistes pour l’actualisation de celle-ci au sein de la cellule familiale. Mettre en relation les motifs qui conduisent à demander le baptême et le sens que l’Église donne à ce geste, donner des suites à celui-ci, cheminer avec Jésus au cœur de la famille, vivre à la manière de Jésus… Une foi vivante, explicite et agissante… C’est stimulant ! Penser que je sème un peu de tout cela me procure une grande joie et continue de me faire grandir.
En conclusion, pour nous, proposer Jésus-Christ, apprendre à vivre à la manière de Jésus, avec Jésus, c’est permettre aux familles d’aujourd’hui de développer leur foi et d’actualiser celle-ci. C’est aussi nous permettre de grandir et de cheminer dans cette même foi. D’où ces questionnements : Comment amener les familles à vivre une relation personnelle et durable avec toi Seigneur ? Et comment faire en sorte qu’elles célèbrent leur foi de manière assidue, lorsque le parcours de baptême est complété ?
« …Transmettre que le Seigneur est ma force, mon roc, ma forteresse… » (Psaume 17)

PARLER EN IMAGES

Je suis de la génération de l’avènement de la télévision. Ma mère  me disait que j’étais fasciné, entre autres, par ‘Maman Fonfon’. Devant la télé, j’étais totalement absorbé. Une bombe aurait explosé près de moi et je n’aurais pas bronché… Depuis cette époque de la grosse télé-meuble, en noir & blanc, beaucoup de progrès ont été accomplis dans cette technologie (je voyais récemment, dans une circulaire, un écran de 82 pouces!!!!).  Par contre, aujourd’hui, la télé perd un peu de terrain en faveur des autres écrans, téléphones intelligents, tablettes et ordis, surtout chez les jeunes; mais ce qui demeure de cette pionnière : le langage visuel omniprésent et puissant dans son influence sur nous. En d’autres mots, nous sommes plus que jamais la civilisation de l’image. Ce n’est pas près de changer…

Notre  Jésus lui-même avait un charisme, un don étonnant de ‘parler en images’. Ou, en d’autres termes, son discours ‘faisait image’. Pensons à ses célèbres paraboles. En l’entendant, les gens devaient voir comme un petit film dans leur tête. Et grâce à leur imagination, ils pouvaient devenir le ‘héros’ de l’histoire racontée, s’identifier à l’un ou l’autre des personnages, se reconnaître dans une situation, etc. L’image ne fait pas d’abord appel au raisonnement, mais aux sentiments. On comprend que Jésus voulait prioritairement rejoindre le cœur de ses auditeurs. Une fois touchés, les personnes pouvaient continuer leur réflexion via leur pensée, leur raisonnement, bien entendu. Le monde de la publicité a compris cela depuis longtemps : on fait prioritairement appel à l’émotion. C’est ‘vendeur’. En passant, vous savez que les vitraux des grandes cathédrales (du Moyen Âge, p.ex.) servaient d’enseignement catéchétique pour les personnes ne sachant lire? L’image s’imprègne dans tout notre être, en fait. La sens de la vue demeure un chemin privilégié vers l’âme, pour le meilleur… ou pour le pire, parfois.

Depuis décembre 1999, j’ai intégré la projection d’images dans mes liturgies. Le déclencheur : notre archevêque de l’époque, Jean-Claude Turcotte, qui nous offrait un message pour l’an 2000, par vidéo-cassette. Et il demandait aux curés, si c’était possible techniquement, de présenter ce clip aux assemblées dominicales. Comme, en plus d’être pasteur à St-Sulpice, j’étais responsable de pasto-jeunesse, j’ai fait appel à mes collaborateurs et collaboratrices pour proposer qu’avec le budget de ‘Mission-Jeunesse’ (nom qui a été ensuite utilisé au niveau diocésain) on achète un projecteur et un écran qui pourraient servir ensuite pour les activités jeunesse. Nous ramassions bon an mal an environ 12,000$ pour M-J (sans compter ce que nous recueillions pour notre participation aux Journées Mondiales de la Jeunesse), et on se disait que ces nouveaux outils seraient appréciés par les jeunes. Ce fut fait avec enthousiasme et fut très prisé par la communauté qui, après la présentation du message de notre évêque, en redemandait. J’ai fait installer un écran permanent dans notre vénérable église, et nous sommes passés du projecteur d’acétates à une projection de magnifiques images/paroles de chants à chacune des eucharisties.

Ça fait donc presque 20 ans (!!!), dont 13 ans ici, que j’utilise cet extraordinaire medium en Église. Cela me demande du temps, bien entendu, mais, comme je l’expliquais à un membre de la communauté, cela sollicite mon besoin constant de créativité, ma nature artistique, mon amour de la photographie (j’ai eu mon premier appareil 35mm à mes 18 ans) et, surtout, mon amour de Dieu et de sa Création. Lorsque je fais le choix des images à projeter, je médite la Parole, j’écoute la voix de l’Esprit, je loue le Seigneur pour sa Beauté; mon âme est tranquille, dans un état de joie spirituelle, de contemplation et d’adoration.

Présentement, j’en suis à environ 4,500 images et vidéos dans ma ‘bibliothèque’ d’images prêtes à la projection sur deux écrans (une technologie spécialisée, ‘DUAL HEAD’, différente de PowerPoint, utilisant un logiciel propre aux Églises), sans oublier les 17,000 images dans ma médiathèque et les milliers de vidéos accumulés au fil des ans.

C’est ainsi que nous pouvons devenir de plus en plus ‘Sages comme des images’… du Christ et de son message?

Le SSABO

Je veux d’abord commencer en disant merci à Jean-Pierre de nous donner la parole pour célébrer ce que nous vivons au SSABO/Maria Goretti. Si vous suivez la page Facebook animée par Jean-Pierre, vous avez la chance de nous suivre dans nos activités.

Ici, à Stes Germaine Cousin et Maria Goretti, notre groupe a vu le jour il y a 7ans grâce à quelques paroissiens qui demandaient des activités de ressourcement spirituel et grâce à l’intuition de notre pasteur.

J’aime bien préciser que le SSABO est un organisme à but non lucratif dont les services se sont graduellement développés depuis plus de 20 ans dans le but de fournir un accompagnement spirituel favorisant l’équilibre mental, le sens de l’appartenance, la croissance et l’estime de soi dans un esprit de respect et de fraternité.

Ça veut-dire quoi SSABO ?!?! Services Spirituels À Bras Ouverts. C’est tellement merveilleux de voir ce que ça produit dans la réalité. Ici, nous nous rencontrons à chaque 3e mercredi du mois. Dès 12h30 les personnes qui le veulent se réunissent pour partager ce qui s’est transformé en repas complet grâce à la participation des membres. Certains apportent de la nourriture physique et d’autres nourrissent notre esprit par des textes, des objets symboliques et même tout ce qu’il faut pour mettre de la joie et des rires à la rencontre. Nous sommes devenus une belle famille où chaque personne se sent reconnue et acceptée sans jugement, gratuitement, avec amour. « Voyez comme ils s’aiment », dirait Jésus. Nous apprécions beaucoup la présence fidèle et fraternelle de Jean-Pierre. Voilà une famille toujours ouverte à accueillir un p’tit nouveau…

J’en suis l’animatrice pour proposer des thèmes en lien avec le thème de l’année. Mais ce qui fait qu’ensemble on peut grandir (croître), c’est le partage du vécu de chaque membre dans la confiance, le respect et la discrétion. Au fond, le véritable Animateur, c’est l’Esprit qui éclaire le cœur de chaque participant.

Mais, on ne fait pas que parler…on s’exprime aussi par des chants, des prières, des lectures de textes religieux ou spirituels. Ensemble, nous développons une écoute personnalisée, une attention fraternelle et une belle compassion. Autant de manières de semer et de laisser grandir en toute liberté ce qu’il y a de meilleur en chacun.

Si cette page vous donne le goût de venir essayer nos SSABO, le prochain rendez-vous a lieu mercredi soir, le 12 décembre dans l’église à 19h. Nous vous offrirons un petit ressourcement à notre manière sur le thème de : la foi de Marie.

À bientôt, Francine Baudelet